UBS vient de promouvoir Henry Su, jusqu’ici directeur des opérations pour le Taïwan depuis 2018, au poste de directeur de la gestion de fortune dans cette région, selon Finews Asia. Il sera rattaché à Dennis Chen, directeur général de l’activité taïwanaise. Il travaille chez UBS depuis 2013, où il était directeur du personnel. Henry Su a auparavant travaillé chez McKinsey & Company comme principal pendant près de 6 ans. Il a travaillé comme associé, avant d’être promu au poste de responsable de l’engagement. Il a démarré sa carrière chez Siebel Systems comme responsable produit. Taïwan est devenu un nouveau terrain de jeu pour les banques internationales. HSBC vient d’ouvrir un nouveau centre de gestion de fortune dans cette région, et compte en installer deux autres.
Le distributeur en ligne Linxea a annoncé ce 29 décembre avoir référencé trois nouveaux fonds de non-coté pour ses contrats d’assurance vie et de PER. Il s’agit des fonds FCPR Apax Private Equity Opportunities, FCPR Eiffel Infrastructures Vertes, et FCPR Eurazeo Principal Investments. Les deux premiers sont accessibles via les contrats Linxea Avenir 2 et Linxea Spirit 2, seulement via arbitrage et versement complémentaire. Le troisième est logé dans le contrat Linxea Vie.
JPMorgan a récemment recruté Angeliki Bairaktari pour diriger l'équipe de recherche actions financières diversifiées. Elle vient de prendre la couverture des gérants d’actifs européens et britanniques cotés, ce qui comprend d’une part Amundi, Antin, DWS, EQT et Partners Group, et de l’autre Ashmore, Bridgepoint, Intermediate Capital Group, Jupiter, Man Group, Ninety One, Petershill Partners, et Schroders. Elle arrive d’Autonomous Research, où elle était analyste actions financières depuis sept ans. Elle a commencé sa carrière dans la banque d’investissement de Credit Suisse comme analyste sur les financières.
Baroda BNP Paribas Asset Management Company, la joint-venture indienne entre BNP Paribas AM et Bank of Baroda, vient de lancer un fonds multi-actifs. Dénommé Baroda BNP Paribas Multi Asset Fund, ce véhicule ouvert investira dans des actions, des obligations et des ETF d’or. Ce fonds a déjà levé 12,34 milliards de roupies (140 millions d’euros) entre le 28 novembre et le 12 décembre, lors de sa phase de lancement. La joint-venture indienne de BNP Paribas AM a également lancé un fonds actions dénommé Flexi Cap Fund il y a quelques mois. La société de gestion française a démarré sa joint-venture avec Baroda Asset Management en mars dernier, après avoir annoncé ce projet en 2019. Au sein de la joint-venture, Bank of Baroda compte une participation de 50,1% tandis que BNPP AM possède 49,9%.
Edmond de Rothschild Assurances et Conseils (Edrac), filiale du gérant éponyme dédiée aux professionnels du patrimoine, vient de recruter Alexis Ollivier comme responsable de partenariats, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il arrive d’AG2R La Mondiale, où il occupait le poste de responsable grands comptes depuis deux ans. Par le passé, il a travaillé chez Nortia, Aprep Diffusion, et a commencé comme commercial chez Edmond de Rothschild.
Bertrand CROQUELOIS, Directeur développement et animation produits chez KEYS REIM et Frédéric DESFOSSEZ, Associé fondateur de CAPELIS se sont entretenus à l'occasion des Cercles de l’Agefi à Nantes le 13 décembre dernier sur le thème suivant : « Quels actifs privilégier pour miser sur les nouveaux usages dans l’immobilier ? Quel est l’apport du private equity ? »
BNP Paribas Asset Management a déclaré à l’agence Bloomberg que l’utilisation d’une interprétation différente de «l’investissement durable» par rapport à certains de ses concurrents lui avait permis de conserver « l’étiquette article 9» de fonds représentant 20 milliards de dollars. La catégorie article 9 est réservée aux investissements 100 % durables. Mais l’atteinte de ce seuil dépend de la manière dont les sociétés de gestion définissent l’investissement durable. Et en vertu des règles de l’Union européenne, c’est «une décision laissée à l’appréciation de chaque acteur du marché», indique BNP Paribas AM dans une réponse par e-mail aux questions de Bloomberg. Qualifier un investissement de durable est «beaucoup plus proche de l'évaluation d’un titre que de données objectives sur une entreprise», a déclaré BNP Paribas AM. Cela ouvre la voie à «des désaccords possibles et naturels sur le résultat de l’analyse entre acteurs des marchés financiers».
Les encours des organismes de placement collectifs de droit français atteignaient 2.054 milliards d’euros à fin octobre 2022, soit un recul de près de 179 milliards par rapport à fin 2021, selon des chiffres publiés récemment par l’Association française de la gestion d’actifs (AFG). Hors fonds monétaires, les encours s'établissaient à 1.720 milliards, en recul de 134 milliards. La collecte pour octobre est positive de 13,6 milliards. Depuis le début de l’année, la collecte est par contre négative de 66,6 milliards d’euros. Sur les 10 premiers mois de l’année, ce sont les fonds monétaires qui souffrent le plus avec une décollecte nette de 44 milliards. Viennent ensuite les fonds actions (-13,6 milliards), les fonds diversifiés (-7 milliards) et les fonds obligataires (-2 milliards). L’AFG précise que les encours des OPC (organismes de placement collectifs) de droit français se répartissent entre 807 milliards d’OPCVM et 1.247 milliards de FIA (fonds d’investissement alternatifs).
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont renoué avec une légère collecte nette de 231 millions d’euros en novembre, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. En octobre, ils avaient vu sortir plus de 2 milliards d’euros. Mais depuis le début de l’année, à un mois de la fin, ils sont en positif, de 8,2 milliards d’euros. Les investisseurs ont investi massivement dans des fonds actions en novembre, y injectant 1,6 milliard d’euros. En revanche, ils sont sortis de toutes les autres catégories de fonds. Les fonds obligataires ont notamment subi des retraits de 216 millions d’euros. Depuis le début de l’année, ils voient partir 17 milliards d’euros, alors que les fonds actions engrangent plus de 19 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion d’actifs affiche une collecte nette de 268 millions d’euros. Les encours ressortent à 2.260 milliards d’euros. En novembre, Poste Italiane est la société qui affiche la plus forte collecte nette, avec plus de 1 milliard d’euros. Viennent ensuite deux autres acteurs italiens, Intesa Sanpaolo (786,2 millions d’euros) et Mediolanum (519 millions d’euros). En revanche, Allianz voit sortir 2,4 milliards d’euros et State Street Global Advisors subit une décollecte de 1,5 milliard d’euros.
La société de gestion alternative Audax Group vient d’annoncer le lancement de sa première stratégie auprès de sa nouvelle plateforme d’activité, Audax Strategic Capital (ASC). Il s’agit d’une stratégie «mid-hold», qui vise à investir dans des actifs privés de taille moyenne, épaulé par des sponsors américains et européens. ASC s’ajoute aux activités de capital-investissement et de dette privée d’Audax, afin de servir les entreprises du marché intermédiaire. Cette stratégie sera gérée par Kumber Husain et Daniel Green, deux anciens managing director de DWS Private Equity, qui ont rejoint Audax cet été. Kumber Husain est actuellement managing director d’ASC à New York tandis que Daniel Green occupe le même poste à Londres. Kumber Husain était directeur des Amériques chez DWS Private Equity depuis 2018. Il a auparavant travaillé comme directeur exécutif chez Morgan Stanley Alternative Investment Partners de 2014 à 2015. Daniel Green, pour sa part, était directeur du marché secondaire en Europe chez DWS Private Equity depuis 2018. Auparavant, il a été directeur chargé de capital-investissement chez Meketa Investment Group de 2016 à 2017 et Gorst Capital Limited de 2014 à 2016. Il a également travaillé comme directeur des investissements chez Greenpark Capital Limited pendant près de 13 ans. Audax a ouvert un nouveau bureau à New York ainsi qu’à Londres, afin d’épauler sa nouvelle plateforme ASC. La société de gestion alternative comptait 32 milliards de dollars d’encours à travers ses activités de capital-investissement et de dette privée.
La société de capital-développement américaine General Atlantic a clôturé ce mois-ci sa levée de fonds pour sa première stratégie liée au climat. Dénommé BeyondNetZero, le véhicule a reçu 3,5 milliards de dollars d’engagements de la part de fonds souverains, de family offices, d’entreprises multinationales, et d’investisseurs institutionnels. Il a été classé article 9 selon la classification SFDR. Le fonds a été lancé en juillet 2021. L'équipe de gestion a déjà investi 826 millions de dollars dans cinq sociétés qui aident à réduire les émissions carbone : 80 Acres Farms, RoadRunner Recycling, o9 Solutions, Sun King, et EcoVadis.
Le gérant d’actifs allemand DWS vient de signaler aux porteurs de parts la modification de la politique d’investissement de quatre de ses ETF de la gamme Xtrackers. Il s’agit des fonds suivants, qui ont par ailleurs changé de noms : - Xtrackers MSCI EM Asia ESG Screened Swap UCITS ETF (désormais Xtrackers MSCI EM Asia ESG Screened UCITS ETF) - Xtrackers MSCI EM Latin America ESG Swap UCITS ETF (désormais Xtrackers MSCI EM Latin America ESG UCITS ETF) - Xtrackers MSCI EM Europe, Middle East & Africa ESG Swap UCITS ETF (désormais Xtrackers MSCI EM Europe, Middle East & Africa ESG UCITS ETF) - et Xtrackers MSCI AC Asia ex Japan ESG Swap UCITS ETF (désormais Xtrackers MSCI AC Asia ex Japan ESG UCITS ETF) Originellement fabriqués de manière synthétique, à l’aide de swaps, ils essaieront désormais de répliquer la performance de leurs indices de référence avec une réplication physique totale ou substantielle. Ces ETF pourront par ailleurs prêter leurs titres en portefeuille pour améliorer leur performance et réduire leurs coûts.
Dans une année compliquée entre guerre en Ukraine, chute des marchés et hausse de l’inflation et des taux, les gestionnaires d’actifs français sont restés plutôt sages côté regroupements. Après une année 2021 marquée par le rachat de Lyxor par Amundi, une seule fusion d’envergure est à déclarer, mais elle couvait depuis plus d’un an. Celle qui a consisté à regrouper OFI Asset Management et Aviva Investors France suite au rachat début 2021 par le groupe Aéma (issu de la fusion entre Aésio et la Macif, principal actionnaire d’OFI AM) de l’assureur Aviva France, devenu depuis Abeilles Assurances. Société Générale de son côté, a conclu un accord avec la société de gestion américaine AllianceBernstein en vue de créer une coentreprise, mais elle sera avant tout active dans les activités de «cash» actions et de recherche actions. Les grands mouvements sont venus plutôt de l’étranger sans toutefois correspondre à des déplacements de plaques «tectoniques». La palme des opérations pourrait revenir à la société de capital investissement suédoise EQT qui a annoncé en mars racheter pour 7 milliards de dollars son homologue hong-kongais Baring Private Equity Asia (17 milliards gérés). Le montant proposé témoigne d’une flambée des prix dans le domaine des actifs non cotés, la nouvelle martingale des investisseurs. Activité des anglo-saxons Citons aussi l’Américain Voya IM qui s’est fait connaître en Europe pour avoir repris les 120 milliards d’encours gérés par AllianzGI outre-Atlantique. Ce dernier a accepté de payer en juin un montant historique de 6 milliards de dollars pour mettre fin à un litige qui l’opposait au ministère américain de la Justice (DOJ) et à la Securities and Exchange Commission (SEC) au sujet de ses fonds structurés Alpha qui ont implosé pendant la crise du Covid. En plaidant coupable, l’asset manager s’interdit pendant dix ans de proposer ses services à des fonds américains. Toujours aux Etats-Unis, Franklin Resources a racheté le spécialiste de la dette privée Alcentra à BNY Mellon pour près de 1 milliard de dollars. La société de gestion AssetCo, dont Martin Gilbert, l’ancien patron d’Aberdeen, a pris une participation au capital, a de son côté poursuivi sa boulimie d’acquisitions. En 2022, elle a annoncé le rachat des boutiques de gestion écossaises Revera AM et SVM ainsi que celui de River and Mercantile. M&G a aussi été particulièrement actif avec le rachat d’ un gestionnaire de portefeuilles modèles multi-actifs et du gestionnaire suisse responsAbility. Opérations avortées Côté français, des regroupements annoncés entre asset managers ont été peu nombreux et ont concerné des boutiques de taille modeste comme Trusteam qui va acquérir Gaspal Gestion, Montaigne Capital et La Financière Desselligny qui vont se rapprocher, ou encore la fusion entre Flornoy et Ferri . Le groupe Magellim a aussi mis la main sur Turgot Capital. Enfin, le compte ne serait pas soldé sans ajouter une poignée d’opérations avortées pendant l’année et pas des moindres : le rachat du robo-advisor américain Wealthfront par le suisse UBS en septembre et celui de BBH par State Street dans l’activité de conservation et dépositaire de titres. Des opérations dont les montants respectifs auraient fait débourser à leurs acquéreurs 1,4 milliard et 3,5 milliards de dollars. En France, Altarea a crée la surprise en début d’année en renonçant à racheter Primonial. 2023 sera sans nul doute pour le groupe, et sa filiale de gestion La Financière de l’Echiquier, synonyme de nouveaux changements.
HSBC vient d’ouvrir un nouveau centre de gestion de fortune à Taïwan. Il s’agit d’un centre financier international qui accueillera des clients high-net-worth ayant des problématiques transfrontalières, selon le Taipei Times. Linda Yip, directrice de la gestion de fortune et de la banque privé chez HSBC Taiwan, observe que le marché taïwanais de la gestion de fortune a connu une croissance rapide ces dernières années. «Les clients pourront consulter et planifier leurs besoins en matière de gestion de patrimoine, tels que la croissance du patrimoine, l’éducation des enfants, la retraite et la planification de l’héritage, avec leurs équipes exclusives de conseillers financiers dans un environnement confortable», a-t-elle ajouté. En 2023, HSBC Taïwan compte ouvrir deux autres centres dédiés à la gestion de fortune à Taichung et Taoyuan. La filiale taïwanaise de HSBC investira près de 100 millions de dollars taïwanais (3 millions d’euros) pour créer ces trois centres.
La sociétéde gestion abrdn vient de rejoindre Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF). Cette initiative globale permet aux institutions financières de mesurer et publier les émissions de gaz à effet de serre engendrés par leurs prêts et investissements. «Nous sommes parfaitement conscients de la nécessité de réduire les émissions cumulées absolues afin d’atténuer les risques liés au changement climatique», a déclaré Nick Gaskell, analyste de durabilité chez abrdn. Le PCAF compte 345 institutions financières comme signataires. Elles travaillent ensemble afin d’élaborer un standard mondial de comptabilité et de publication des émissions de gaz à effet de serre pour le secteur financier. La mission de PCAF comprend également l’alignement du secteur financier aux objectifs des Accords de Paris, en favorisant la transparence et la prise de responsabilité dans la publication des informations sur les émissions.
La Haute Cour de Londres a rejeté une plainte contre le London Metal Exchange dans laquelle un groupe de hedge funds demandait des informations sur la décision du 8 mars 2022 de la Bourse d’annuler quelque 4 milliards de dollars de transactions sur le nickel, rapporte Financial News. AQR Capital Management, ainsi que DRW Commodities, Flow Traders, Capstone Investment Advisors et Winton Capital Management, ont intenté une action en justice contre la Bourse, estimant que le LME n’avait pas donné d’explication adéquate ou complète de sa décision d’annuler ces transactions après qu’un resserrement des positions à découvert - provenant d’une position détenue par le fabricant chinois d’acier inoxydable Tsingshan - a fait grimper les prix du nickel de plus de 240 %.
Les opérations de fusions et acquisitions dans le secteur de la gestion d’actifs ont été très réduites en France. La dynamique est venue de l’étranger, toutefois sans bouleversements majeurs.
Azimut va se retirer d’Assoreti, l’association italienne des réseaux de conseillers financiers, à compter de mars 2023, rapporte Bluerating. La société de gestion italienne avait déjà pris ses distances avec Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Contactée par Bluerating, Azimut n’a pas souhaité commenter sa décision.
Pictet Asset Management va déclasser quatre fonds thématiques article 9 en article 8, rapporte Bloomberg, citant un e-mail envoyé vendredi. Cela va concerner un encours de 14 milliards de dollars. Pictet AM faisait partie des sociétés de gestion qui géraient le plus de fonds article 9 à fin octobre. D’autres sociétés ont déjà reclassé des fonds article 9 en article 8, comme BlackRock, Amundi et BNP Paribas AM. Cela porte à 140 milliards de dollars les encours qui ont fait l’objet d’un changement. Les quatre fonds déclassés sont :Pictet-Global Megatrend SelectionPictet-Global Thematic OpportunitiesPictet-SmartCityPictet-Human
La société de gestion norvégienne Anvil Asset Advisors vient d’ouvrir un bureau au Danemark. Cela lui permettra notamment d’étendre sa plate-forme de dette mezzanine et de se rapprocher de sa clientèle danoise. Anvil est une société de gestion spécialisée dans l’immobilier.
Les actionnaires du groupe de gestion d’actifs australien Pendal Group ont voté vendredi dernier en faveur du rachat de Pendal par son rival Perpetual pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens(1,6 milliard d’euros).Pendal Group est la maison-mère du gestionnaire britannique JO Hambro Capital Management, représenté en France par Frédéric Lejeune. Les deux gestionnaires d’actifs ont entamé un processus de fusion fin août qui doit aboutir à la création du deuxième acteur de la gestion d’actifs en Australie. L’entité qui résultera de la fusion devrait gérer un peu plus de 200 milliards de dollars australiens (126 milliards d’euros).Une fois le résultat du vote validé par la justice australienne, la cotation de Pendal devrait être suspendue de la Bourse australienne après la clôture du marché le 12 janvier prochain. L’acquéreur de Pendal, Perpetual, avait lui-même fait l’objet d’une offre de rachat début novembre qu’il a refusée.
A peine nommée ambassadrice de la République centrafricaine aux Etats-Unis, Shannon Steel vient de créer son propre hedge funds, Steel Capital Management LTD. Il s’agit d’un long-short sur matières premières et devises, qui cible un rendement brut mensuel de 3 à 5%. La structure est domiciliée et régulée par les Îles vierges britanniques, peut-on lire sur le site internet de la nouvelle société. L’entrepreneure du Michigan a commencé sa carrière comme courtière pour Axa Advisors, avant de se lancer dans l’immobilier et l’hôtellerie. Elle a été nommée ambassadrice de la République centrafricaine aux Etats-Unis le mois dernier.
Stig Pastwa, partner et directeur des opérations de Copenhagen Infrastructure Partners (CIP), va partir, selon un communiqué de presse. Il conserve toutefois un rôle de conseiller senior pour la levée de fonds du véhicule Fund V. CIP n’a pas encore annoncé de remplaçant. Stig Pastwa est arrivé chez CIP en 2019 comme partner et directeur des finances. Il a été promu au rang de directeur des opérations en 2022, chargé de diriger la plateforme de la gestion de fonds. Auparavant, il a été directeur financier de plusieurs entreprises danoises, dont TDC Group, une entreprise de télécommunication. Il a également travaillé chez Saxo Bank, d’abord comme directeur des opérations de 2009, avant d’être promu directeur commercial en 2011. Il a travaillé chez ISS pendant plus de 10 ans, où il a occupé le poste de vice-président senior chargé des fusions et acquisitions de 1998 jusqu’à sa promotion au poste de directeur des opérations en 2006. Il a aussi été directeur financier chez AP Moller-Maersk où il a travaillé entre 1986 et 1998.
Degroof Petercam a subi début décembre un vol de données clients, a appris le média local Le Soir. Ce serait le fait d’un collaborateur malveillant, qui est depuis poursuivi en justice par la banque privée belge. Le vol a eu lieu au sein du «desk SOP», qui gère les plans d’options sur actions, a précisé l'établissement au média. Il ne s’agit ni d’un piratage, ni d’une intrusion, ni d’une défaillance de la sécurité informatique. Cela concerne plusieurs centaines d’entreprises clientes qui ont confié à Degroof Petercam la gestion de leurs plans d’options sur actions. La banque se veut rassurante sur les risques liées à ce vol, estimant que les données ne devraient être utilisées qu'à des fins commerciales.
L’agence de notation Morningstar vient de placer plusieurs fonds de Pimco, dont Pimco Total Return fund, sous surveillance, à la suite du départ du gérant Scott Mather courant décembre. Il s’agit des fonds dénommés Pimco GIS Low Average Duration fund, Pimco GIS Total Return Bond Institutional USD, Pimco Low Duration ESG Institutional, Pimco Low Duration Institutional, Pimco Total Return ESG Institutional et Pimco Total Return Institutional, selon Morningstar. Scott Mather ne gérait plus de fonds depuis octobre, car il avait pris un congé sabbatique, selon Bloomberg. Dès ce mois-là, la gestion de ses fonds avait été réorganisée. L’officialisation de son départ définitif pousse désormais Morningstar à réexaminer la notation de ces stratégies pour de bon. Scott Mather, qui était directeur des investissements pour les stratégies «core» et managing director pour le bureau de Newport Beach, gérait plusieurs fonds, dont la gamme Pimco Low Duration ainsi que le fonds Pimco Total Return. La gestion de la gamme a été transférée à Marc Seidner, directeur des investissements pour les stratégies non-traditionnelles, aux gérants Daniel Hyman et Jelle Brons, qui ont rejoint Jerome Schneider. Ce dernier prend la direction du fonds Low Duration II en tandem avec Marc Seidner et Mike Cudzil. La stratégie Low Duration ESG sera gérée par Jelle Brons et Jerome Schneider, épaulés par Marc Seidner. Les fonds de la gamme Pimco Fixed Income Shares seront gérés par David Braun, Mike Cudzil et Vinayak Seshasayee. Pour le fonds Total Return, Scott Mather a été remplacé par Dan Ivascyn, directeur des investissements, et Qi Wang, directrice des investissements de l’implémentation de portefeuille, qui travaillent aux côtés des gérants déjà présents Mark Kiesel et Mohit Mittal. Avant son départ, Scott Mather supervisait les activités d’investissement durable ainsi que la gestion des portefeuilles européens et pan-européens chez Pimco. Par le passé, il y a aussi co-dirigé les équipes chargées des titres adossés à des créances hypothécaires et à des actifs. Avant de rejoindre Pimco en 1998, Scott Mather a été trader obligataire spécialisé dans les titres adossés à des créances hypothécaires chez Goldman Sachs à New York.
Meeschaert AM vient de promouvoir Laura Bellet au poste de responsable de la recherche ISR. Elle remplace Aurélie Baudhuin, récemment partie chez Malakoff Humanis, dont elle est désormais la directrice de l’ISR. Laura Bellet travaille depuis près de dix ans dans l’analyse ISR chez Meeschaert AM, qu’elle a rejoint à l’occasion de son stage de fin d'étude.
Tikehau Capital annonce avoir réalisé avec succès un Collateralized Fund Obligation (CFO ou obligations adossées à des actifs de fonds de private equity notamment) inaugural de 300 millions de dollars aux Etats-Unis. La société française de capital investissement précise que les actifs du CFO sont constitués de participations dans des fonds de dette privée qui étaient principalement détenus au bilan de Tikehau Capital. Ils comprennent notamment une exposition à la stratégie de Direct Lending et à la stratégie de dette privée secondaire du groupe. Les tranches de dette notées et d’equity ont été placées auprès d’investisseurs institutionnels américains. Tikehau Capital conserve, quant à lui, une partie de l’equity. Cette opération pourrait générer un impact positif sur la position de trésorerie de Tikehau Capital d’un montant d’environ 200 millions de dollars sur la durée de vie du véhicule, ajoute la société qui gérait environ 37,5 milliards d’euros d’actifs au 30 septembre 2022. " Cette opération illustre la confiance des investisseurs américains dans les stratégies du groupe et représente une nouvelle étape dans l’expansion de Tikehau Capital en Amérique du Nord», commente Tikehau.
Comme chaque année, 2022 aura connu son lot impressionnant de changements à la tête des sociétés financières. Elle s’est toutefois distinguée des dernières années par l’implication des régulateurs eux-mêmes comme l’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR) La fin du mandat de Robert Ophèle en juillet dernier a ouvert une longue période de transition en attendant de lui trouver un successeur. Ce dernier n’a été connu que près de trois mois plus tard en la personne de Marie-Anne Barbat-Layani, première femme à diriger l’AMF. Sa nomination aura causé toutefois quelques commentaires de la part des politiques et de certains observateurs pour son expérience passée en tant que représentante des banques notamment à la Fédération bancaire française (FBF), ce qui n’aura pas été le cas de la nouvelle secrétaire générale de l’ACPR, Nathalie Aufauvre, nommée il y a quelques jours à la suite de Dominique Laboureix. Les grands établissements financiers n’ont pas été en reste. BPCE et sa filiale Natixis ont parmi été les premiers touchés avec le départ surprise de Lauren Mignon, président de BPCE, chez Wendel, annoncé en septembre après le départ tout aussi surprenant de son président André François-Poncet. Le retrait de Laurent Mignon du groupe BPCE, qu’il avait rejoint il y a 14 ans, a provoqué un jeu de chaises musicales. La nomination de son remplaçant, Nicolas Namias en octobre, a permis la promotion de Stéphanie Paix à la tête de Natixis en décembre. La Société Générale a dû aussi cette année trouver un successeur à Philippe Oudéa qui a annoncé son futur départ en mai. Ce sera à Slawomir Krupa de conduire la prochaine transformation du groupe. Dans l’activité de banque privée, une autre figure a aussi pris ses distances en la personne de Patrick Folléa. Chez Crédit Mutuel Arkéa, on notera le départ en retraite de Bernard Le Bras, directeur du pôle produits du Crédit Mutuel Arkéa, qui été remplacé de façon très momentanée par Sébastien Barbe, le président du directoire d’Arkéa Investment Services. Ce dernier a en effet décidé quelques mois plus tard de rejoindre Montpensier Finance, une société de gestion entrepreneuriale fondée par Guillaume Dard, pour en prendre la direction générale. Il a alors été remplacé par Thomas Guyot au Crédit Mutuel Arkéa tandis que la présidence de Arkéa Investment Services est revenue à son directeur général François Deltour. Quelques sociétés de gestion ont aussi connu des changements de direction. Paul de Leusse, par exemple, a pris la tête de Sienna IM, la plateforme pour les investissements alternatifs et les actifs réels de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), après le départ surprise de Pedro-Antonio Arias. La Française Isabelle Bourcier, une ancienne de Lyxor et Ossiam et qui travaillait chez BNP Paribas AM depuis 2016, a été nommée directrice général de HSMC AM en France au mois de mars. Elle a été remplacée à son poste par Olivier Laplénie, jusqu’alors directeur des obligations quantitatives. Notons également que Marie Jacot-Cardoen est devenue présidente du directoire d’Edram France et que Frédéric Lejeune, ancien patron de Robeco en France, a pris la tête de JO Hambro en France. A l’étranger aussi, quelques changements majeurs ont eu lieu. Celui évidemment de la direction générale de DWS. La filiale de gestion de Deutsche Bank a subi une perquisition de la police dans ses bureaux au mois de mai après le déclenchement d’une enquête pour «publicité trompeuse» sur ses fonds ESG. Un événement sans précédent, qui a terrorisé tout le secteur quant aux risques juridiques liés au «greenwashing» et qui a conduit à la démission immédiate d’Asoka Woehrmann, en charge des métiers de l’asset management de la banque allemande et directeur général de DWS. Il a été remplacé par Stefan Hoops, jusqu’alors en charge de la banque d’affaires. Credit Suisse a dû également changer de tête dans le courant de l’année, Thomas Gottstein cédant les rênes à Ulrich Körner , la banque suisse ne parvenant pas à se remettre de différents scandales. Andrea Rossi, ex-DG d’Axa IM, a pris la tête de M&G. Fiona Frick a annoncé son départ de la direction générale d’Unigestion. Elle y travaillait depuis 32 ans. Bruno Colmant a quitté Degroof Petercam pour Roland Berger et enfin, SSGA a trouvé une remplaçante pour son PDG. Parmi quelques personnalités un peu connu du monde de l’investissement, notons que l’ancien président d’Axa, Denis Duverne, a rejoint le fonds Iris; René Kassis a quitté La Banque Postale AM. Raise a recruté l’ex-ministre Julien Denormandie comme senior advisor. Natixis IM a promu Gad Amar. Alain Guélennoc est devenu président du directoire de Federal Finance. Amundi a nommé Nicolas Calcoen directeur général délégué tandis que Vincent Mortier est devenu le nouveau responsable des investissements du groupe. L’ancien CIO, Pascal Blanqué, est lui parti pour rejoindre un fonds souverain à Abu Dhabi. Enfin, Tikehau Capital a pris un ex-ambassadeur à la tête de son bureau britannique. Enfin, côté association, Philippe Setbon a succédé cette année à Eric Pinon à la présidence de l’Association française de la gestion (AFG)
La demande d’un groupe de hedge fundsdans son litige l’opposant à la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME) sur l’annulation de transactions liées au nickel survenues en mars dernier a été rejetéepar un juge britannique ce vendredi selon Reuters. Les hedge fundsdemandaient la remise detranscriptions de conversations téléphoniques et de réunions concernant la décision du LME d’annuler plusieurs transactions sur le nickel en mars dernier. Le groupe, qui estimait avoir perdu plusieurs milliards de dollars, incluait AQR Capital Management, Winton Capital, Capstone Investment Advisors, Flow Traders et DRW Commodities. L’agence Reuters rapporte que le juge britanniqueAdrian Beltrami a indiqué dans sa décision que s’il y avait du côté du LME, «un bon exemple discutable d’irrégularités», il considérait «le bienfondé de l’affaire insuffisant».