Stéphane Vonthron, qui a annoncé la semaine dernière sur Linkedin son départ de JP Morgan Asset Management où il était directeur de la distribution pour la France depuis près de neuf ans, devrait rejoindre Natixis IM, a appris NewsManagers. Selon des sources concordantes, son arrivée devrait être annoncée officiellement avant la fin de la semaine. Les contours exacts de son poste ne sont pas encore connus mais son expérience du marché français et de la distribution devraient être mis en avant.
La banque italienne ne trouve pas chaussure à son pied. Selon son directeur général Carlo Messina, Intesa Sanpaolo aurait besoin d’un accord de fusion ou d’une acquisition transfrontalière pour devenir un leader européen de la gestion et de la protection de patrimoine, mais il n’y a pas de cibles appropriées à l’heure actuelle. «La gestion et la protection du patrimoine sont absolument le modèle commercial gagnant... si nous voulons devenir un leader incontesté, cela doit être transfrontalier», a-t-il déclaré mardi sur Bloomberg TV. Il estime que s’intéresser à de grands concurrents induit des risques d’exécution trop importantstout en déplorant le prix trop élevé des plus petits acteurs par rapport à leur valeur comptable.
Après une année 2021 record, Amundi a fait le dos rond en 2022 face au vacillement des marchés financiers. Cela lui a réussi à en juger par ses résultats annuels publiés mercredi 8 février. La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole dépasse les attentes des analystes en affichant un résultat net ajusté de 1.178 millions d’euros pour 2022, en repli de 10,5% par rapport à 2021. Elle explique principalement cette baisse par le retour à la normale du niveau de commissions de performance (427 millions d’euros en 2021 contre 171 millions d’euros en 2022). La société de gestion a encaissé 2.965 millions d’euros en commissions nettes de gestion hors commissions de performance (+7,6% sur un an), dont 720 millions pour le quatrième trimestre 2022 (-3,6% par rapport au troisième trimestre 2022). Le résultat net ajusté d’Amundi pour le quatrième trimestre 2022 est de 303 millions d’euros, en hausse de 7,5% par rapport au troisième trimestre 2022. «Ces résultats sont liés à la qualité de nos gestions, à l’adaptation de notre offre, mais aussi à la capacité d’abaisser notre base de coûts dans un contexte de marché défavorable. En 2022, Amundi a également poursuivi son développement conformément aux axes de son plan Ambitions 2025, notamment en actifs réels, gestion passive, dans les services et la technologie, ou en Asie», a commenté Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi. Collecte nette de 7 milliards d’euros en 2022 Au 31 décembre 2022, les encours sous gestion d’Amundi s’élevaient à 1.904 milliards d’euros (-7,7% sur un an), conséquence d’un effet de marché négatif de 167 milliards d’euros. Le gestionnaire a cependant bouclé 2022 par une collecte nette de 7 milliards d’euros, loin des tourments du marché des fonds européens - qui a décollecté 57 milliards d’euros en 2022 - et des prévisions d’analystes qui tablaient sur des sorties nettes d’environ 10 milliards d’euros. Hors joint-ventures, les actifs de moyen-long terme ont attiré 7,8 milliards d’euros tandis qu’une décollecte nette de -14,9 milliards d’euros a été observée sur les produits de trésorerie. Les joint-ventures d’Amundi à l’étranger ont levé 14 milliards d’euros, notamment en Inde. En revanche, la joint-venture avec Bank of China Wealth Management a décollecté en raison des échéances de fonds lancés en 2021 et du contexte local. «Cette joint-venture est un investissement de long-terme en Chine, portée par des tendances de long-terme locales qui nous rendent très confiants sur le futur, quoi qu’il se passe et quel que soit le rythme de réouverture de l’économie chinoise», a indiqué Valérie Baudson, lors de la présentation des résultats à la presse, mardi 7 février. La société de gestion comptait378 milliards d’euros d’encours en Asie à fin 2022 tandis qu’elle en cible 500 milliards en 2025. En 2022, Amundi a par ailleurs collecté 9,9 milliards d’euros auprès des investisseurs particuliers et décollecté 17 milliards d’euros auprès des institutionnels, essentiellement en raison de retraits des clients particuliers en assurance vie traditionnelle et des sorties d’entreprises des produits de trésorerie. Des produits de trésorerie sur lesquels les entreprises sont revenues durant le quatrième trimestre 2022, qui a vu Amundi collecter 15 milliards d’euros tous segments confondus. Sur le segment des distributeurs tiers, Amundi a «noté» l’accord de partenariat dans la gestion d’actifs entre les financières italiennes Unicredit et Azimut pour la création d’une future joint-venture de gestion d’actifs en Irlande. Cela n’affecte en rien le partenariat de distribution qui lie Unicredit à Amundi jusqu’en 2027, a assuré Valérie Baudson. Contre l’interdiction totale des rétrocessions La directrice générale d’Amundi s’est exprimée sur l’épineuse question du devenir des rétrocessions aux intermédiaires financiers dans la vente de produits financiers aux particuliers européens. La commissaire européenne aux services financiers, à la stabilité financière et l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinness s’est récemment déclarée favorable à leur interdiction. «La Commission européenne envisage diverses options y compris un encadrement plus strict des règles en matière de rétrocessions. Une éventuelle interdiction totale des rétrocessions dans l’Union européenne serait absolument préjudiciable à l’accès des particuliers européens au conseil en investissement et aux produits. Nous sommes encore très loin d’une décision concrète sur ce sujet. Même si une décision était prise, sa mise en application prendrait plusieurs années et Amundi a fait ses preuves en matière de diversité de canaux de distribution, de capacité d’adaptation à son marché et de diversité sur ses expertises. Notre leadership sur les ETF (171 milliards d’euros d’encours fin 2022) serait un atout», a répliqué la directrice générale d’Amundi. Sur la gestion indicielle, le gestionnaire a collecté 13,8 milliards d’euros en 2022 dont 5 milliards sur les fonds indiciels cotés (ETF). Amundi a pu profiter des bénéfices de l’intégration de Lyxor, racheté fin 2021 à la Société Générale. La société de gestion a réalisé des synergies en revenus et coûts «plus rapidement que prévu» et se dit prête à regarder toute opération de croissance externe conforme à ses critères de recherche. SFDR Autre sujet brûlant abordé par Valérie Baudson, celui du règlement européen sur la publication d’informations sur la durabilité dans le secteur financier (SFDR). Cette régulation pousse les gérants d’actifs à classifier leurs fonds en fonction de leurs objectifs de durabilité (article 8 pour les fonds promouvant des caractéristiques durables, article 9 pour les fonds poursuivant un objectif de durabilité). Amundi, comme beaucoup d’autres gérants, a dû rétrograder des fonds article 9 en article 8 suite à des précisions apportées par les instances européennes. «Il s’agit d’une régulation très mouvante, à un rythme rapide. C’est une bonne chose mais il faut que l’on s’adapte en conséquence. Nos exigences en matière de durabilité restent les mêmes. Nous avons pris une position très prudente pour protéger nos distributeurs et clients.» Outre les évolutions dans la gestion, Amundi a vu les revenus de son unité technologique, Amundi Technology, progresser de 35% en 2022 par rapport à 2021, grâce à l’acquisition de 8 nouveaux clients (47 à fin 2022). Le conseil d’administration d’Amundi proposera un dividende de 4,10 euros par action – identique à celui de 2021 – lors de la prochaine assemblée générale du 12 mai 2023. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 75% du résultat net part du groupe, et à un rendement de 6.6% sur la base du cours de l’action au 6 février 2023 (clôture à 62,45 euros).
Le processus aura duré plus longtemps que prévu. Annoncéen octobre 2021, c’est seulement un an plus tard, le 31 octobre dernier qu’a été finalisé le rapprochement de Milleis banque avec Cholet Dupont Oudart. Pas d’inquiétude cependant, « ce délai, plus long que prévu, est lié au processus complexe par lequel le rapprochement de deux structures bancaires doit passer auprès des autorités réglementaires françaises et européennes», explique Nicolas Hubert, le directeur général de Milleis. Avec 13 milliards d’euros d’encours, dont 4 proviennent de Cholet Dupont Oudart, Milleis revendique la place de 3e banque privée indépendante à Paris, derrière Rothschild & Co et Edmond de Rothschild. La conclusion de cette opération arrive à point nommé pour la banque. Celle-ci boucle en effet pour la première fois une année pratiquement à l’équilibre depuis son acquisition par AnaCap en 2017. Le fonds avait alors racheté la structure alors qu’elle était déjà déficitaire. Hors éléments exceptionnels, son activité opérationnelle est ainsi profitable depuis l’été dernier. Pour 2023, la société s’attend à être largement rentable, d’autant que Cholet Dupont Oudart est intégré dans les comptes consolidés depuis le 31 janvier. Double identité Comme prévu lors de l’annonce du rachat, Cholet Dupont Oudart conservera sa marque, sa clientèle, ses locaux place de la Madeleine à Paris, et continuera d’être dirigée par Fabrice de Cholet et Gaël Dupont. «Cette double identité nous permet d’adresser deux cibles de clients différentes. MilleisBanque Privée s’adresse à une clientèle plutôt à la recherche de modernité et d’innovations, tandis que les clients de Cholet Dupont Oudart sont attachés aux standards traditionnels de la banque privée», déclare Nicolas Hubert. Ces deux structures indépendantes n’empêcheront pas le groupe de mettre en place des synergies. Point particulièrement important sur le métier de la banque privée, qui reste rentable mais sur lequel l’effet taille se révèle déterminant. Milleis pourra distribuer ses produits aux clients de Cholet Dupont Oudart et vice versa. Cecanal de distribution croisé s’ajoutera à celui mis en place avec Groupama fin 2019, lorsque Milleis avait repris la clientèle patrimoniale de l’assureur. Ces développements seront surveillés de près par l’actionnaire qui, comme l’avait révélé Les Echos, a mandaté la Banque Rothschild fin 2022 pour sonder le marché en vue de trouver un possible repreneur. Si rien ne presse, ce cap de la rentabilitépourrait susciter davantage de prétendants.
Jupiter Asset Management a vendu sa participation dans la banque digitale Starling et a mis en place de nouvelles règles pour que ses fonds ouverts n’investissent plus dans les sociétés non cotées, afin de réduire les risques pour les investisseurs, rapporte le Financial Times. La société de gestion a signé un accord avec des investisseurs institutionnels pour se délester de sa participation dans Starling, selon une lettre de Jupiter à ses clients lue par le FT. La part se monte à 6 % du fonds Jupiter UK Mid Cap. Jupiter détient aussi des titres de cette banque dans quelques autres produits.
Fabrice Neyroumande annonce qu’il quitte Arkéa Investment Services où il était directeur commercial depuis sept ans. Auparavant, il avait été responsable de la distribution puis directeur commercial pendant dix ans chez Schelcher Prince Gestion, l’une des boutiques d’Arkéa IS. «J’ai pris la décision de voguer vers un nouveau challenge», écrit-il sur Linked-In, sans en dire davantage.
Metlife Investment Management, branche de gestion d’actifs de l’assureur américain Metlife, a annoncé, ce mardi, avoir trouvé un accord pour l’acquisition de Raven Capital Management, un gérant de dette privée avec 2,1 milliards de dollars d’encours sous gestion. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été dévoilés. Raven Capital Management a été établi en 2008 par un ancien membre de la direction de Merrill Lynch, Josh Green. La boutique se concentre sur divers segments dont le financement d’actifs middle-market, les investissements dans les droits musicaux et cinématographiques ou encore dans l’immobilier. Une fois la transaction clôturée, Raven Capital Management évoluera en tant qu’unité de dette privée de Metlife Investment Management sous l'égide de Nancy Mueller Handal, responsable mondiale de l’obligataire privé et des alternatives chez Metlife Investment Management. En décembre 2022, Metlife Investment Management avait bouclé l’acquisition d’Affirmative Investment Management, boutique de gestion obligataire ESG. A fin septembre, le gestionnaire recensait 571 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Le 30% Club a nommé Hanneke Smits, la directrice générale de BNY Mellon Investment Management, présidente mondiale. Elle succède à Ann Cairns, qui était en poste depuis 2020. Le Club des 30 % est une campagne mondiale menée par des dirigeants pour améliorer la diversité des genres dans les conseils d’administration et les directions des plus grandes entreprises mondiales. Le club fixe des objectifs de représentation féminine d’au moins 30 % au niveau du conseil d’administration et du comité exécutif, niveau à partir duquel les voix des minorités sont entendues, selon des études. Toutefois, l’objectif est la parité. Hanneke Smits connaît bien ce sujet de l’égalité hommes/femmes. En 2015, elle a cofondé Level 20, une organisation à but non lucratif visant à inciter les femmes à réussir dans le secteur du capital-investissement. Elle est également présidente d’Impetus, qui soutient des œuvres de bienfaisances dont l’objectif est de transformer la vie des jeunes défavorisés. Chez BNY Mellon, Hanneke Smits est le sponsor exécutif de PRISM, le groupe d’employés LGBTQ+ de la société, et directrice générale de BNY Mellon Investment Management depuis octobre 2020. Elle a favorisé de nombreuses initiatives telles que le travail de Newton Investment Management (Newton) avec le Diversity Project pour s’assurer que les femmes gérantes de portefeuilles qui reviennent après un congé puissent conserver leur historique de gestion, le partenariat de BNY Mellon avec Inspiring Girls par le biais de la recherche The Pathway to Inclusive Investment en 2022, et le soutien du programme britannique #10000BlackInterns.
Philippe Couvrecelle se dote d’un nouveau bras droit. Le patron d’iM Global Partner vient de promouvoir son directeur financier Harold Hadjadj au poste de directeur général adjoint. Ce dernier conserve son poste actuel en parallèle. L’intéressé a travaillé chez iM Global Partner, où il est entré en 2016, dans l'équipe investissements et risques, avant de passer directeur financier en 2017. Auparavant, il a travaillé dans le M&A institutions financières chez Leonardo (2008-2013) et BNP Paribas UK (2013-2016).
Vanguard a obtenu l’autorisation de la Consob, le régulateur italien, pour la vente de sa gamme de fonds aux particuliers et aux intermédiaires, rapporte Bluerating. Cela concerne 36 fonds actions et obligataires, dont 34 fonds indiciels et trois fonds de gestion active. Le premier accord de distribution a été signé avec Online Sim, plate-forme italienne d’investissement en ligne.
Le gérant d’actifs italien Ambienta SGR a annoncé ce 7 février le lancement de Ambienta Crédit, sa première stratégie en-dehors du private equity et des marchés actions. Le véhicule investira selon l’approche à impact et ESG maison, et sera classé« Article 9 » au sens de la classification SFDR. L'équipe de gestion créditest dirigée parRan Landmann, associé et directeur des investissements, avec le soutien deNishan Srinivasan, associé et responsable de l’origination. Ce dernier arrive de Credit Suisse, où il était codirecteur de l’origination à effet de levier.
Un groupe de gérants de Taaleri et d’Aktia ont fondé une société de gestion, Proprius Partners, centrée sur les petites et moyennes capitalisations et les thématiques «value» en Europe , rapporte AMWatch. L’équipe se compose de Mika Heikkilä, Olli Viitikko, Niko Fagernäs, Jonas Koivula et Viktor Lindell. Elle a quitté Aktia peu après le rachat de l’équipe de gestion de Taaleri.
Endowus, une plateforme de gestion de fortune asiatique, vient d’annoncer un partenariat avec la division des gestions alternatives d’Amundi. Les clients fortunés d’Endowus à Hong Kong et à Singapour auront désormais accès aux hedge funds de Bridgewater Associates, commercialisés par Amundi Alternatives. Il s’agit d’un second partenariat, après un premier portant sur l’intégration de fonds actifs et passifs de la société de gestion française sur sa plateforme. Amundi Alternatives a été créée en 1er janvier 2022 à la suite de l’acquisition de Lyxor Asset Management. Cette division est en charge de la création et la distribution des fonds et des solutions d’investissements alternatifs, soit en partenariat soit en investissant dans des gérants de hedge funds, afin de les distribuer au niveau international. Endowus compte près de 2 milliards de dollars singapouriens (1,41 milliard d’euros) d’actifs sous conseil.
Mandarine Gestion va accueillir un nouvel actionnaire à son capital. D’après plusieurs sources concordantes, le groupe Arkea IS, qui dispose depuis 2017 d’une participation minoritaire de 15% dans la boutique de gestion fondée par Marc Renaud, s’apprête à céder sa participation au groupe de gestion privée LFPI. L’annonce devait avoir lieu officiellement ce jeudi mais elle a été avancée à mardi soir suite à nos informations. Le groupe LFPI a en effet annoncé être entré en négociations exclusives avec aussi d’autres actionnaires de Mandarine dans le but d’en prendre le contrôle majoritaire. A l’heure actuelle, outre Arkea IS, le capital de Mandarine est détenu par Marc Renaud et son associé Rémi Leservoisier ainsi que des salariés, Financière Dassault et La Banque Postale. D’après une source proche, Marc Renaud et Rémi Leservoisier seraient les principaux vendeurs et pourraient se retirer à terme. Les modalités financières du rapprochement entre les deux sociétés ne sont pas encore connues. Le groupe de gestion privée LFPI détient dans son escarcelle une société de gestion collective, en l’occurrence Meeschaert. Celle-ci a été rachetée par LFPI en 2021 pour la fusionner avec sa filiale Amilton AM elle-même acquise en 2019, avant d’abandonner la marque Amilton en 2022. Le groupe compte un total de 25 milliards d’euros d’actifs gérés avec quatre lignes de métier que sont le private equity, l’immobilier, la gestion d’actifs et la gestion privée. Il regroupe environ 400 salariés dans une dizaine de bureaux en Europe, aux Etats-Unis et aussi en Asie. Dans son communiqué, LFPI assure vouloir garder la marque Mandarine, son esprit entrepreneurial et l’ensemble de ses salariés. D’après nos informations, le départ d’Arkea IS inclue le rapatriement au sein de son groupe des 850 millions d’euros confiés à Mandarine depuis son entrée au capital. Ce transfert d’argent avait été réalisé à travers des « master feeder ». Les fonds qui en bénéficiaient à l'époque étaient les fonds actions France, actions européennes de croissance et petites valeurs françaises. Il est fort probable que ce rapatriement soit effectué au bénéfice de l’une des boutiques du groupe Arkéa IS, soit auprès de Federal Finance Gestion (le plus probable au regard de sa taille), soit auprès de Schelcher Prince Gestion. Cette boutique affiliée d’Arkéa IS vient en effet d’ouvrir une expertise actions alors qu’elle était spécialisée dans l’obligataire. François Deltour, président directeur général d’Arkéa IS, n’a jamais caché son intention de développer cette classe d’actifs pour le groupe, tout comme Marc Renaud n’a jamais caché son intention de céder un jour ses parts pour assurer la pérennité de Mandarine.
Le véhicule de première génération, l’un des plus gros levés dans cette stratégie qui vise les start-up en phase d'expansion, investira des tickets de 50 millions de dollars.
La banque suisse Pictet a présenté ce 7 février des résultats non audités en baisse pour l’exercice2022. Le produit d’exploitation, à 3,2 milliards de francs suisses, recule de 2% par rapport à 2021. Le bénéfice net consolidé baisse lui de 1%, à 768 millions de CHF. Côté gestion d’actifs, les encours s'élevaient à 612milliards de francs suisses au 31décembre 2022 (-12,3%), malgré une collecte nette de 4 milliards de CHF. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ de l’associé-gérant Bertrand Demole au 30 juin prochain, après 22 ans en son sein. Il poursuivra ses activités en tant que vice-président indépendant du conseil d’administration de Pictet Alternative Advisors Holding SA, dont il a contribué au développement pendant 20 ans. Le rapport annuel sera publié fin avril.
La société de capital-investissement Apollo Global Management fait partie d’un groupe de sociétés financières qui ont engagé des négociations en vue de prendre une participation au capital de CS First Boston, la banque conseil que Credit Suisse cherche à scinder, rapporte le Wall Street Journal sur la base de personnes proches du dossier. La banque Credit Suisse avait annoncé l’année dernière qu’elle regrouperait les activités de conseil de sa banque d’investissement au sein d’une nouvelle entité qui porterait le nom de CS First Boston. Credit Suisse prévoit de lever des fonds pour lancer cette nouvelle entité qui devrait finalement être introduite en Bourse. Pour rappel, Apollo avait déjà accepté de racheter les activités de produits titrisés de Credit Suisse. Credit Suisse avait dit l’année dernière avoir obtenu 500 millions de dollars d’un investisseur anonyme, et le président de la banque, Axel Lehmann, a indiqué en décembre que quelques offres étaient sur la table pour soutenir les activités de financement à effet de levier de CS First Boston.
Carmignac vient de débaucher deux gérants de Candriam spécialisés dans l’arbitrage de fusions et acquisitions, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné. Et ce, avec l’intention de lancer, au premier semestre 2023, deux fonds merger arbitrage gérés par le duo offrant des volatilités différentes et ciblant les investisseurs professionnels. «L’arrivée d’un duo spécialisé en merger arbitrage répond à la demande croissante des clients qui souhaitent diversifier leur investissement des classes d’actifs traditionnelles, au profit de celles offrant une faible volatilité, des sources de rendement non corrélées et des capacités de gestion du risque expérimentées», explique un communiqué. Avant de rejoindre Carmignac, Fabienne Cretin-Fumeron et Stéphane Dieudonné travaillaient pour Candriam, développant sa stratégie merger arbitrage. Ils ont 18 ans d’expérience de gestion commune de cette stratégie, acquise d’abord chez ADI en 2004, puis chez OFI Investment Asset Management en 2009 et enfin chez Candriam en 2018. Carmignac continue ainsi de renforcer son pôle alternatif. Récemment, la société de gestion a recruté Jean-François Louvrier chez Pictet en qualité de gérant. Il travaille à la création d’un fonds d’actions internationales article 8 qui intégrera des critères environnementaux et sociaux dans le processus d’investissement. Carmignac a pour objectif de lancer ce fonds à l’été 2023.
La gouvernance de la banque privée libano-brésilienne J. Safra Sarasin n’est pas un long fleuve tranquille. Alberto Safra, l’un des fils du patriarche Joseph Safra (décédé en 2020), a porté plainte contre sa mère Vicky Safra, et ses frères Jacob et David, car il considère que ses proches essayent de l'éjecter de la direction de l’entreprise en diluant sa participation, a appris Reuters sur la base de documents enregistrés au tribunal de l’Etat de New York. Alberto Safra a quitté le conseil d’administration en 2019, après une dispute avec son frère David.
Le nouvel Ofi Invest a collecté en net 2,7 milliards d’euros en 2022. Le groupe est issu du regroupement il y a 4 mois des activités du groupe Ofi, d’Abeille Asset Management, d’Abeille REIM et d’Aéma REIM. La société est désormais l’une des quatre marques d’Aéma Groupe - aux côtés de Macif, Abeille Assurances, Aésio mutuelle - et unique pôle de gestion d’actifs. Ofi Invest comptait 173,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2022 avec plus de 600 collaborateurs. Toutes les entités du groupe Ofi Invest sont en collecte nette positive sur l’année 2022 dont un peu plus de la moitié sur le périmètre d’Ofi Invest Asset Management. Sur le non coté, les 2/3 de la collecte proviennent de SWEN CP, et plus d’un quart de l’immobilier sur le périmètre Ofi Invest Real Estate, le reste ayant été réalisé sur les gammes relevant du périmètre de Zencap AM. Ofi Invest Asset Management, issu de la fusion, effective au 1er janvier 2023, d’Ofi Asset Management et d’Abeille Asset Management, gérait 151,1 milliards d’euros d’actifs. Autre grosse entité du groupe, Ofi Invest Real Estate, qui combine désormais les activités de gestion immobilière des sociétés Aéma REIM, OFI Pierre, Abeille REIM et la gestion de fonds immobiliers d’Abeille Asset Management, représentait près de 13 milliards d’euros sous gestion.
La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en décembre, de 3,1% sur un mois au lieu de 0,7% anticipé, montrent les données publiées mardi par Destatis. Ces données surviennent après une révision à la hausse du chiffre de novembre (de +0,2% à +0,4%), et après des bonnes nouvelles publiées lundi sur les commandes à l’industrie en décembre, mais qui se répercuteront plus tard.
BNP Paribas a fait état d’une collecte nette de 39,1 milliards d’euros pour l’année 2022 dans sa division Investment & Protection Services qui comprend les activités de wealth management, d’asset management et d’assurance (Cardif). La banque, qui publiait ce mardi l’ensemble de ses résultats annuels 2022, indique que le wealth management a été soutenu par l’activité des banques commerciales en Europe et notamment en France mais aussi par l’activité en Allemagne et en Asie. L’activité représentait 411 milliards d’euros sous gestion fin 2022. L’asset management a, lui, été aidé par une collecte nette sur les supports de moyen et long terme et par le rebond de la collecte nette sur les fonds monétaires au 4T22, selon un communiqué. La collecte totale s’est établie à 15,1 milliards au quatrième trimestre contre 23 milliards sur la même période de 2022. D’après nos calculs, la collecte nette sur l’année serait de 9,5 milliards d’euros. L’environnement de marché a eu, lui, un «impact très défavorable» ainsi que l’effet marché. Les encours s'établissaient à 501,2 milliards fin 2022. Avec l’immobilier et l’activité «principal investments» (private equity), les encours s'établissaient à 531,8 milliards contre 567,9 un an plus tôt, soit une baisse de 6,3%. Les actifs sous gestion des fonds articles 8 et 9 selon SFDR en 2025 passeront à 300 milliards contre 223 milliards fin 2022. La banque BNP Paribas en a profité pour relever ses prévisions de résultats et de réduction des coûts à l’horizon 2025, après une hausse de 7,5% de son résultat net en 2022, à 10,2 milliards d’euros. Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d’affaires, a augmenté de 9% l’année dernière, à 50,42 milliards d’euros, porté par la hausse des taux et les performances de la banque d’investissement. Les analystes anticipaient en moyenne un résultat net de 10,51 milliards d’euros et des revenus de 50,51 milliards d’euros. La banque a par ailleurs relevé son dividende annuel à 3,90 euros par action et a indiqué qu’elle rachèterait pour 5 milliards d’euros d’actions cette année après avoir bouclé la cession de sa filiale Bank of the West pour plus de 16 milliards de dollars à BMO Groupe Financier. D’ici à 2025, la croissance du résultat net est attendue au-dessus de 9% par an en moyenne, au lieu de plus de 7% dans la plan présenté à l’automne dernier.
Talence Gestion et la société Auris ont discuté pendant plusieurs mois d’un rapprochement entre leurs deux entités, a appris NewsManagers de sources concordantes. Didier Demeestère, co-fondateur et président de Talence Gestion, âgé de 62 ans, penserait en effet à pérenniser l’avenir de sa société. D’après ces sources, les discussions étaient bien avancées mais n’auraient finalement pas abouti à leur conclusion en raison d’une rentabilité amoindrie pour Talence Gestion, après une année 2022 compliquée comme pour tout le secteur. La perspective de l’interdiction des commissions de mouvement à partir du 1er janvier 2026 semblerait aussi avoir joué. Un décret surprise avait été publié en ce sens en mai dernier à l’initiative de l’Autorité des marchés financiers. Talence Gestion gérait environ 1 milliard d’euros à fin 2022 et comptait 35 salariés. Elle s’est illustrée l’an dernier avec 2i Sélection, le fonds de place ayant mis un ticket dans Talence Humpact Emploi France, son fonds à impact sur la thématique de l’emploi en France lancé en 2020. Le fonds avait aussi bénéficié d’un club deal de 17 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs institutionnels, dont des caisses de retraite intéressées par cette thématique sociale. Talence avait eu aussi, pendant quelques années, Alain Pitous comme directeur général, venu directement d’Amundi. Il avait alors été remplacé par Nathalie Viel via une promotion interne. Auris Gestion de son côté se veut un consolidateur de la gestion d’actifs. La société, créée en 2004 d’abord dans la gestion privée, a notamment racheté Salamandre AM en 2019. Elle gérait environ 3 milliards fin 2022. Interrogées, les deux sociétés n’ont pas souhaité commenter l’information.
Le fonds souverain de Singapour GIC est en train de réduire ses investissements auprès de H2O Asset Management suite aux récentes sanctions infligées par l’Autorité des marchés financiers à la société de gestion, rapporte le Financial Times. Le GIC faisait partie des deux principaux investisseurs des fonds de la société avec l’Abu Dhabi Investment Authority, selon des sources. H2O gère des milliards d’euros pour ces deux institutions, ce qui représente une part importante des 11,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion de la société. Un document réglementaire aux Etats-Unis indiquait l’an dernier que la société gérait 4,19 milliards de dollars d’actifs pour le compte de fonds souverains.
Aymeric Forest, le directeur des investissements pour les solutions multi-asset d’abrdn, a quitté la société, rapporte Investment Week. Il avait rejoint l’entreprise basée à Edimbourg en février 2019, après environ huit ans chez Schroders, pour succéder à Guy Stern. Il dirigeait une équipe de 147 personnes gérant plus de 180 milliards de livres d’actifs et de passif. Ce départ intervient alors que l’activité solutions multi-asset fait l’objet d’une revue stratégique. La stratégie Global Absolute Return, gérée par cette équipe, a déçu ces dernières années.
Ecofi a accueilli quatre personnes en ce début d’année 2023, dont deux gérants. La société de gestion société de gestion du groupe Crédit Coopératif a recruté Rodolphe Courvasier en tant que gérant obligataire. Il travaillera sous la responsabilité de David Jourdan. Depuis septembre 2019, il était gérant obligataire chez Egamo. De son côté, Frédéric Guignard a intégré le département de la gestion actions, sous la responsabilité d’Olivier Guillou. Depuis octobre 2013, il était co-gérant de fonds actions européennes chez Aviva Investors. Avec l’obtention en 2020 du CFA UK ESG Certificate, il a souhaité s’orienter vers la gestion de fonds thématiques sur la transition climatique. Parallèlement, François Gautron a rejoint Ecofi en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques et membre du comité de direction. L’intéressé vient de Natixis, où il a passé seize ans. Il a tout d’abord été responsable du service animation-risques, en charge du suivi des risques des filiales et des comités d’investissements, avant de rejoindre Natixis AM Finance en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques, membre du Comité de direction et RCSI. En 2019, il a intégré Natixis Investment Managers International en tant que RCCI, directeur conformité et directeur adjoint du responsable compliance et contrôle interne Europe. Enfin, Thuy-Anh Phan a rejoint la direction marketing pilotée par Sarah Alami. Depuis 2020, elle travaillait au sein de Plasseraud IP – un groupe de conseils en propriété industrielle en France – comme chargée du développement et du marketing, puis Polyconseil – spécialisé dans l’innovation numérique – où elle pilotait la veille des marchés et la réponse aux appels d’offre.
La société de gestion quantitative genevoise DCM Systematic Advisors lance DCM RAIF - Solken Convertible Arbitrage, un fonds dont l’objectif est de saisir les opportunités d’arbitrage sur le marché des obligations convertibles en utilisant des techniques discrétionnaires et quantitatives. Le fonds est géré par Alexis Martin et Romain Cosandey, qui se sont spécialisés dans l’arbitrage de convertibles. Ils ont rejoint DCM en 2022 après avoir cofondé Solken Quantitative Research. «Le niveau de valorisation structurellement faible de la classe d’actifs, l’environnement actuel de volatilité accrue et un accroissement prévisible des nouvelles émissions constituent un contexte d’entrée idéal pour les obligations convertibles, tout en couvrant les risques associés aux marchés des actions et des obligations», souligne un communiqué. DCM a été créée en 2014 par ses trois dirigeants actuels (Anthony Dearden, Jérôme Callut et Gaëtan Maraite) qui exerçaient précédemment dans des responsabilités séniors chez Bluecrest Capital Management et dans le Groupe Pictet.