Nos articles d’actualité et d’analyse sur les projets d’investissement d’un point de vue macro comme micro, au niveau des entreprises comme des acteurs financiers.
La société de capital investissement Keensight Capital, spécialisée dans le Growth Private Equity (1), marque son engagement dans la lutte contre le changement climatique en annonçant son adhésion à l’Initiative Carbone 2020. L’Initiative Carbone 2020 est la première initiative du Capital Investissement en faveur de la gestion et la réduction des émissions de gaz à effet de serre des sociétés de leur portefeuille. Elle compte aujourd’hui 16 membres, dont l’objectif est de prendre en compte, à partir de 2016, l’enjeu climatique dans leur processus d’investissement dans le but d’étendre progressivement la démarche à l’ensemble des sociétés dont ils détiennent le contrôle. Les membres ont défini une démarche commune applicable sur le long terme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs participations. Au-delà de cette initiative, Keensight Capital a déjà signé courant 2012 les Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UN PRI) et en 2014, la société a renouvelé son engagement auprès de l’Afic en signant la charte d’engagement des investisseurs pour la croissance.(1) investissement dans des sociétés non cotées de croissance rentables, en minoritaire ou en majoritaire, avec ou sans effet de levier, avec une approche flexible adaptée aux besoins de chaque entrepreneur
Les investisseurs accordent un intérêt des plus en plus grand aux ETF « smart beta ». Tel est le principal enseignement d’une étude conduite par la chaire de recherche Amundi ETF, Indexing & Smart Beta au sein d’Edhec-Risk Institute auprès de 180 investisseurs européens. De fait, 86% des utilisateurs d’ETF se déclarent satisfaits des solutions « smart beta ». Les investisseurs considèrent en effet que ces indices « smart beta » constituent un bon outil pour améliorer leur processus d’investissement. Par ailleurs, 81% des sondés pensent que les indices « smart beta » évitent la concentration dans un petit nombre de valeurs et de secteurs et 79% d’entre eux estiment que la diversification à travers plusieurs méthodologies de pondération permet de réduire les risques et d’ajouter de la valeur.Autre enseignement : pour 87% des répondants, capter les primes de facteur (« factor premia ») constitue la principale motivation au moment d’investir dans les ETF « smart beta ». Plus précisément, les facteurs « valeur », « faible volatilité » et « taille » sont les plus plébiscités par les investisseurs. Quand ils évoquent les investissements factoriels, les investisseurs interrogés mettent en exergue la facilité de mise en œuvre, le faible « turnover » et les coûts de transaction. Trois éléments clés pour justifier leur décision d’investissement.L’étude montre également qu’il existe un fossé entre les informations exigées par les investisseurs en matière de stratégies « smart beta » et les informations proposées par les fournisseurs de solutions d’investissement. Ainsi, les investisseurs estiment que les informations considérées comme importantes pour évaluer des stratégies « smart beta » ne leur sont pas proposées de manière suffisamment simple et précise. De plus, 94% des sondés (contre 88% l’an dernier) reconnaissent que les indices « smart beta » nécessitent une totale transparence en matière de méthodologie et d’analyses des risques. Enfin, malgré l’appétit croissant pour les produits « smart beta », l’étude montre que les investisseurs allouent encore peu de ressources à l’évaluation des stratégies « smart beta » quand il s’agit de les comparer aux gérants actifs ou de faire l’évaluation des indices capi-pondérés. Ainsi, alors qu’un quart de leur effectif à temps plein est dédié à l’évaluation des gérants actifs, seul 10% des effectifs sont dédiés à l’évaluation des investissements « smart beta » ou factoriels.
La décision de l’OPEP de freiner la production de pétrole,le premier débat télévisé outre-Atlantique entre les deux candidats à la présidence Donald Trump et Hillary Clinton et la situation financière de la Deutsche Bank ont freiné fin septembre les ardeurs des investisseurs qui sont pourtant revenus sur les actifs risqués. Mais avec encore une fois une méfiance marquée pour les actions européennes.La semaine au 28 septembre s’est ainsi soldée par des entrées nettes de 5,6 milliards de dollars pour les fonds actions, leur montant le plus élevé depuis sept semaines, et de 9,2 milliards de dollars pour les fonds obligataires. Les fonds monétaires ont de leur côté affiché des sorties nettes de 5,7 milliards de dollars, selon l’étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l’évolution des flux dans le monde EPFR Global.Au sein des fonds actions, les stratégies dédiées au Japon ont attiré 2,2 milliards de dollars, enregistrant ainsi des collectes supérieures à 2 milliards de dollars pour la troisième semaine consécutive. Bonne semaine également pour les fonds investis dans les actions américaines qui, avec des entrées nettes de 4,2 milliards de dollars, enregistrent leur plus forte collecte des sept dernières semaines. Les fonds d’actions émergentes ont encore engrangé des souscriptions, cette fois pour un montant net de 1 milliard de dollars. Seule exception persistante dans ce tableau, les fonds d’actions européennes qui subissent près de 2 milliards de dollars de sorties nettes.Côté obligataire, on observe un certain regain d’appétit pour le risque. Les fonds spécialisés sur les obligations à haut rendement ont ainsi affiché des entrées nettes de 2,9 milliards de dollars, les plus élevées des onze dernières semaines. Les fonds de dette émergente, surtout ceux en devises dures, terminent le mois sur une collecte de 2,4 milliards de dollars. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont attiré 3,2 milliards de dollars.
BlackRock est devenu l’un des principaux actionnaires de l’entreprise danoise spécialiste des paiements Nets après avoir acquis 7,3 % du capital, soit 14,6 millions d’actions, rapporte le site suédois Realtis.se. L’opération est intervenue après l’introduction en Bourse. Les précédents grands actionnaires (ATP, Advent International et Bain) ont annoncé leur intention de réduire leurs participations dans la société danoise.
Les stratégies de performance absolue sont de plus en plus recherchées par les conseillers indépendants. Confrontés à la volatilité des marchés boursiers et à la persistance de taux très bas ou négatifs, les CGP n’hésitent plus à se tourner vers des approches a priori un peu plus complexes. A l'écoute de cette demande, les sociétés de gestion n’ont pas tardé à s’engouffrer dans la brèche. La Française Investment Solutions, la société de gestion de la Française GIS (Global Investment Solutions), a ainsi décidé de mettre à la disposition d’un plus large public une stratégie jusqu’ici réservée aux institutionnels. Depuis mai 2016, le fonds LFIS Vision Ucits - Premia est disponible pour la clientèle retail en France. Le fonds propose pourtant une stratégie pas vraiment évidente qui vise à tirer parti des primes sur différentes classes d’actifs, à savoir les traditionnelles primes académiques (value, momentum) mais aussi les primes implicites (volatilité, décorrélation) et les primes de portage, que la société de gestion peut exploiter en raison du «set up» bancaire de La Française GIS. «Nous voulions rendre cette stratégie décorrelante accessible à toute la population des CGP», a indiqué à Newsmanagers Arthur David-Boyet, responsable Offre Partenaires à La Française GIS. Résultat, les encours de la stratégie, toutes clientèles confondues, ont enregistré une croissance importante entre juillet et septembre, passant de 350 millions d’euros à quelque 560 millions d’euros avec une tendance toujours ascendante, a précisé Arthur David-Boyet qui ajoute que la progression des derniers mois provient, entre autres, du retail. Autre illustration de cet engouement pour la performance absolue, les souscriptions engrangées par Exane AM. Après 1,3 milliard d’euros en 2015, la collecte nette s’inscrit depuis le début de l’année à 850 millions d’euros et les encours dépassent désormais les 7 milliards d’euros. Il faut dire aussi qu’avec sa gamme Pleiade, qui pèse 2 milliards d’euros, Exane AM dispose d’une offre qui allie la performance avec la préservation du capital. Toujours avec cette même approche, Exane AM a lancé en début d’année une nouvelle stratégie, Exane Zephyr, un fonds long/short directionnel qui combine une poche long-short market neutral déployée à 140% et une poche d’investissement long actions de 30%. Géré par Gilles Meshaka, le fonds a déjà attiré 80 millions d’euros, soit 10% environ de la collecte depuis le début de l’année. Les discussions et les échanges dans les allées très encombrées du salon Patrimonia confirment cette tendance. De nombreuses sociétés de gestion réfléchissent à l’enrichissement de leur offre de performance absolue ou à la mise en place d’une telle offre.
Une dizaine de fonds spéculatifs ont commencé à réduire leur exposition à Deutsche Bank, inquiets de sa situation financière. Les fonds américains Millennium Partners et Capula Investment ainsi que le fonds britannique Rokos Capital Management et sept autres entités ont retiré leur argent auprès de Deutsche Bank, ont indiqué jeudi à l’AFP deux sources proches du dossier sous couvert d’anonymat. Confirmant des informations de l’agence Bloomberg News, une des sources a ajouté que certains de ces fonds n’avaient cependant pas complètement coupé les ponts avec la première banque allemande. C’est le cas de Capula Investment, qui n’a toutefois pas souhaité commenter.Contactée par l’AFP, Deutsche Bank a indiqué que de tels mouvements étaient habituels et qu’elle avait enregistré en parallèle des entrées d’argent de la part d’autres gros investisseurs.
Bpifrance, via Bpifrance Participation, a annoncé ce 29 septembre la cession de 1.095.559 actions Gorgé représentant 8,15% du capital de l'équipementier industriel présent notamment dans la robotique, les automatismes et l’impression 3D, pour un montant d’environ 21 millions d’euros. L’ex-FSI était entré au capital du groupe Gorgé en 2011 lors d’une augmentation de capital réalisée au prix de 7,48 euros. Groupe Gorgé cotait autour de 20 euros jeudi. A l’issue des opérations de règlement/livraison Bpifrance Participation cédera l’intégralité de sa participation dans le groupe, ajoute Bpi France dans un communiqué.Le placement a été dirigé par Oddo et Cie.
La société d’incubation NewAlpha Asset Management a annoncé ce 29 septembre le quatrième investissement de son fonds de Venture Capital lancé en novembre 2015 et dédié aux Fintech. Il a participé à la levée de 7 millions d’euros de Lydia Solutions, un spécialiste français du paiement mobile, sans toutefois mentionner le montant exact de sa participation. Il s’agissait pour Lydia de son troisième tour de financement. Outre NewAlpha, Oddo et Cie a également participé pour la première fois aux côtés des actionnaires existants que sont XAnge, Duval Fintech et Belcube. Lancée en juillet 2013, l’application Lydia, qui permet un échange d’argent entre particuliers, a été utilisée par plus de 500.000 Français dont 80% ont entre 18 et 35 ans. La société vise 3 millions d’utilisateurs dans les prochains 24 mois.
La société de gestion Federal Finance Gestion, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, a annoncé le 28 septembre deux initiatives climatiques destinées à favoriser les flux financiers vers des projets compatibles avec des économies bas-carbone. Tout d’abord, Federal Finance Gestion propose un indice Climat, Federal Objectif Climat, créé pour promouvoir les entreprises engagées dans des politiques de réduction de leurs émissions carbone. Les valeurs composant l’indice sontsélectionnées sur la base de leur démarche environnementale; tous les secteurs d’activité sont concernés.Cet indice a été développé en collaboration avec deux fournisseurs de données extra-financières, Sustainalytics et Grizzly Responsible Investment, spécialisés dans la recherche en matière de développement durable.Par ailleurs, la société de gestion lance un fonds à formule Daipazen Climat Septembre 2016, exposé à l’indice Federal Objectif Climat, composé de 50 entreprises engagées selon la méthodologie de l’indice dans des politiques de réduction de leurs émissions carbone.
Olivier Sarkozy, responsable des services financiers chez Carlyle jusqu’en mai 2016, veut lever 1,5 milliard de dollars dans le cadre d’un nouveau fonds, rapporte Les Echos qui reprend une information dévoilée par PE Hub. L’intéressé a déjà enregistré les engagements d’investisseurs pour ce véhicule qui serait concentré sur les banques, les assurances, les gestionnaires d’actifs et les services connexes.
A l’occasion du salon Patrimonia qui débute aujourd’hui à Lyon, Natixis Global Asset Management publie une nouvelle étude (1) sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Les trois quarts des CGP français (68% dans le monde) pensent que les investisseurs auraient un faux sentiment de sécurité quant à leurs placements et pour 84% d’entre eux, les investisseurs ne sont pas tout à fait conscients des risques liés aux placements indiciels, selon cette enquête.Les CGP sont convaincus que la gestion active surperforme la gestion indicielle à plusieurs égards : génération d’alpha, production de rendements ajustés du risque, meilleure exploitation des opportunités offertes par les fluctuations de marché à court terme ou encore plus grande diversification. Ils reconnaissent toutefois que les investissements indiciels ont un rôle à jouer dans la construction de portefeuilles diversifiés, mais ils craignent que leur utilisation soit motivée non par leur valeur ajoutée mais uniquement par leur faible coût.L’enquête révèle également que deux tiers des actifs des portefeuilles des CGP français sont gérés de manière active et que 57 % de ces conseillers ont recours aux stratégies alternatives dans un souci de diversification et de réduction du risque plutôt que d’amélioration des performances. Nombre d’entre eux utilisent une combinaison diversifiée d’investissements non corrélés visant à protéger leurs portefeuilles et à stabiliser les rendements.Pour 85% des CGP français (93% au niveau mondial), avoir une vision plus précise de la tolérance au risque de leurs clients est crucial. L’enquête montre que plus de 9 CGP sur 10 (97% en France) utilisent déjà des outils de planification financière basés sur des objectifs tangibles dans leurs conversations avec leurs clients. Cette approche accorde une plus grande importance à la compréhension des risques, aux objectifs financiers et aux valeurs personnelles des clients, des éléments majeurs à prendre en compte dans le cadre des décisions d’investissement et des attentes de rendement, estime Natixis Global AM.Le vrai défi réside dans la capacité des CGP à gérer la réaction des investisseurs aux évènements de marchés et à la volatilité, assure l'étude. Selon les CGP, les investisseurs réclament une gamme plus large de services pour atteindre leurs objectifs financiers. A titre d’exemple, 63% des CGP français (55% dans le monde) expliquent que cette année leurs clients ont demandé davantage d’accompagnement pour faire face à la volatilité des marchés.Or, la protection des portefeuilles des clients contre les mouvementsde marchés et le risque d’un regain de volatilité est une tâche rendue très difficile dans l’environnement actuel. Pour 91% des CGP français, la volatilité est le premier obstacle à la croissance de leur activité, suivie par l’environnement de taux bas qui pèse sur les marchés depuis 2008.Mais il semblerait, que ce ne sont pas tant les marchés et la volatilité en tant que tels qui inquiètent le plus les CGP, mais plutôt la manière dont les clients réagissent à cette volatilité. Interrogés sur les effets du Brexit, les CGP ont ainsi répondu qu’ils prévoyaient un impact plus fort sur les investisseurs que sur les marchés.Au-delà des réactions suite au Brexit, la gestion des clients et de leurs émotions constituent une préoccupation majeure pour les CGP.Pour 76 % des CGP français, un des facteurs clés de leur succès réside dans leur capacité à accompagner les clients au-delà des problématiques liées à l’allocation d’actifs et la performance des investissements.L’enquête de Natixis vient par ailleurs confirmer l’intérêt des CGP pour le conseil automatisé, généralement considéré comme une opportunité à saisir.Les conseillers en gestion de patrimoine pensent que les plateformes de conseil automatisées (les «robo-advisors») ou les nouvelles sociétés financières technologiques peuvent en partie combler le manque d’offre de conseil à destination des investisseurs plus jeunes ou aux revenus plus modestes. L’enquête montre que 52 % des CGP français pensent que la mise en place d’une plateforme de conseil automatisée proposant un accès direct aux clients pourrait être un moyen d’améliorer l’efficacité de leur activité.Ils sont 56 % à se dire convaincus que les sociétés équipées de ce type de plateforme automatisée auront un avantage concurrentiel sur les autres.La vaste majorité des conseillers (82 %) sont confiants et pensent que les plateformes de conseil automatisées ne rendront pas obsolète leur modèle économique, qui est basé sur un conseil personnalisé. En effet, 84% des CGP français pensent que ces plateformes de conseil automatisées sont incapables de proposer l’allocation d’actifs tactique indispensable, en particulier dans un contexte de marchés baissiers ou volatils.(1) enquête réalisée entre juillet et août 2016 par le britannique Core Data Research auprès de 2.550 conseillers financiers dans 15 pays d’Asie, d’Europe, des Amériques et du Moyen-Orient. 150 conseillers français ont pris part au sondage
Le groupe de capital-investissement Bridgepoint a entamé les préparatifs de l’introduction en Bourse de MédiPôle, deuxième groupe indépendant d’hôpitaux en France, qu’il espère boucler d’ici la fin de l’année et qui pourrait valoriser la société 1,5 milliard d’euros, croit savoir l’agence Reuters qui cite des sources proches du dossier.Bridgepoint, conseillé sur le projet par les banques Goldman Sachs, Morgan Stanley et Société Générale, a invité les analystes financiers à une série de présentations pendant la deuxième semaine d’octobre, a précisé l’une des sources.MédiPôle devrait annoncer d’ici fin octobre son intention d’entrer en Bourse en précisant que l’opération portera sur moins de 50% de son capital, ont ajouté les sources.
Le gouverneur de la Banque de France, qui s’exprimait devant la commission économique et monétaire du Parlement européen, a appelé à la création d’une «Union de financement et d’investissement» qui canaliserait l'épargne excédentaire vers des projets d’investissement dans l’Union européenne. Il faudrait pour cela que les régimes de faillite des entreprises soient harmonisés et que les fusions transfrontalières dans le secteur bancaire soient encouragées, a souligné François Villeroy de Galhau.
L’Indice mondial de confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange s’établit à 95,5 en septembre, en hausse de 5,8 points par rapport au niveau de 89,7 (en données corrigées) enregistré en août. La hausse de l’indice en Asie, de 105,9 à 118,6, et l’augmentation de l’indice en Amérique du Nord, de 89,6 à 92,3, sont à l’origine de cette amélioration de la confiance des investisseurs. L’indice en Europe, en revanche, a enregistré un repli de 86,8 à 84,9.« Dans l’ensemble, la confiance des investisseurs institutionnels reste modeste en septembre, reflétant les perspectives économiques moroses et la faiblesse persistante de l’inflation » commente Jessica Donohue, vice-présidente exécutive et chief innovation officer de State Street Global Exchange. « Sur le plan régional, l’inaction de la Banque centrale européenne a provoqué des mouvements de volatilité sur les marchés boursiers et a entamé encore davantage la confiance des investisseurs européens. Pendant ce temps, les investisseurs affichent un optimisme plus marqué sur l’Asie, probablement encouragé par le soutien continu de la politique en Chine ». « Les investisseurs institutionnels en Amérique du Nord restent prudents malgré la perspective plus optimiste sur l’économie et l’évaluation de la Fed quant aux risques à court terme qu’elle estime « relativement équilibrés » ajoute Ken Froot, l’un des créateurs de l’indice. « Le niveau de confiance semble être pour une bonne part influencé par la politique aux États-Unis, l’attention se portant désormais sur les prochaines élections présidentielles et leurs conséquences ».
Acofi Gestion, à travers son fonds Transition Énergétique France, et Urbasolar, spécialiste français indépendant du photovoltaïque, viennent de conclure une opération d’investissement concernant trois centrales solaires en France. Ces centrales se situent à Sos (Lot et Garonne), à Bessens (Tarn et Garonne) et à Arles (Bouches du Rhône). Ces trois projets ont été mis en service au cours du deuxième trimestre 2016, indique Acofi Gestion dans un communiqué. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.Ces trois projets ont été financés par le FCPI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) « Transition Énergétique France », un véhicule d’investissement dédié majoritairement aux investissements en France métropolitaine dans le secteur des énergies renouvelables, et plus particulièrement l’énergie photovoltaïque. Il investit également, de manière minoritaire dans des sociétés de production d’énergie éolienne. La stratégie d’investissement menée par l’équipe de gestion vise à faire bénéficier les investisseurs des revenus prévisibles que procurent les infrastructures énergétiques acquises à un moment où les tarifs de rachat réglementés de l’électricité sont désormais proches des « prix de marché », précise la société de gestion.
Le capital investisseur Permira est le mieux placé pour racheter à Bank of East Asia le prestataire de services aux investisseurs Tricor Holdings moyennant 750 à 800 millions de dollars (668 à 713 millions d’euros), ont déclaré mardi à Reuters des sources proches du dossier. Aucun accord n’a encore été signé mais Permira et Bank of East Asia poursuivent des discussions à un stade avancé, ont ajouté les sources. Reuters avait indiqué en début de semaine que Bank of East Asia avait reçu cinq offres définitives, en particulier de Vistra Group, Ping An Insurance Group of China et Permira. L’offre de Permira valoriserait Tricor 15 fois environ son excédent brut d’exploitation (EBE, Ebitda), qui représentait 55 millions de dollars en 2015.
Un certain nombre de hedge funds opportunistes ont vendu à découvert l’action Deutsche Bank, attendant de fait que le titre ait atteint son plus bas pour racheter leurs actions et gagner de l’argent. Selon Les Echos, autour de 2,2% du capital de la banque allemande est concerné contre 0,5% au début de l’été. Ainsi, Marshall Wace, un des plus célèbres fonds long/short (25 milliards de dollars), est vendeur à découvert sur près de 1% du capital. Il parie sur la chute de l’action allemande depuis le mois de février. Highfields Capital, un hedge fund de 12 milliards de dollars, est vendeur de la mi-juillet sur 0,7% du capital tandis que Discovery Capital (12,5 milliards de dollars), fondé en 1999 par Robert Citrone, a entamé une position vendeuse à découvert sur la banque allemande, portant sur 0,6% du capital de la société.
Les actifs sous gestion des ETF investis dans des stratégies ISR d’UBS Asset Management ont dépassé la barre du milliard de dollars, a annoncé la société de gestion. Il y a quelques années, UBS AM avait publié une étude sur l’impact de l’utilisation d’une grille ISR sur la valorisation d’un portefeuille. Les différences en termes de rendement n'étaient pas statistiquement significatives mais l’approche ISR procure malgré tout de meilleurs niveaux de rendement ajusté du risque selon la société de gestion.
À la fin de l’année 2015, les investisseurs non-résidents détiennent 45% des sociétés française du CAC40, indique ce 26 septembre le Bulletin de la Banque de France. Ce taux est en baisse par rapport à 2014 (46,1%), première année où la part des non résidents a commencé à baisser depuis 2010. Ce niveau reste toutefois supérieur au point bas observé en 2007 à 41,2 %, ainsi qu’à la moyenne des dix dernières années. Cette part correspond à 517 milliards d’euros d’actions sur une capitalisation boursière totale de l’indice de 1.150 milliards d’euros. Les non-résidents ont certes augmenté leurs achats de titres des 36 sociétés du CAC 40, pour 2,1 milliards d’euros, mais les résidents y investissent davantage, à hauteur de 6,7 milliards d’euros, d’où la hausse de leur part relative de détention. Surtout en 2012 et 2013 les non résidents achetaient beaucoup plus d’actions du CAC40, autour de 14 milliards d’euros. Au 31 décembre 2015, 39 % des sociétés françaises du CAC 40 sont détenues majoritairement par des intérêts étrangers. Cette proportion est la plus faible enregistrée sur les dix dernières années, contrastant avec un plus haut de 53 % atteint fin 2013, note la Banque de France. La zone euro reste la plus représentée.