DISPARITÉS Les cycles financiers sont de plus en plus orientés dans le même sens – baissant ou montant partout en même temps –, mais varient de plus en plus en amplitude d’un pays à l’autre. Telle est la conclusion des chercheurs du CEPII, qui se sont concentrés sur la dynamique d’évolution des crédits et des prix des actifs, en particulier des prix de l’immobilier, par rapport à une moyenne de long terme. En zone euro, depuis 2008, on observe non pas un mais plusieurs cycles financiers. Il sont orientés partout à la baisse, sauf en Allemagne, et leur amplitude a été trois fois plus forte dans un pays comme l’Espagne, victime de l’éclatement de sa bulle immobilière il y a dix ans, qu’en France. « Deux facteurs semblent influencer l’amplitude des cycles : les cycles de crédit et de prix de l’immobilier sont d’autant plus amples que la part de biens immobiliers détenue par la classe moyenne est élevée, d’une part, et que la part des emprunts à taux variable est élevée, d’autre part », relèvent les auteurs de l’étude.
Le déficit budgétaire américain a augmenté de 34% au cours du premier mois de l’exercice 2019-2020 sous l’effet d’une croissance des dépenses fédérales. Le déficit des douze derniers mois a pour sa part dépassé les 1.000 milliards de dollars pour la première fois depuis 2013. Le gouvernement fédéral a dégagé un déficit budgétaire de 134 milliards de dollars au cours du seul mois d’octobre, a déclaré le département du Trésor mercredi. Les dépenses ont augmenté de 8% sur un an, à 380 milliards de dollars, tandis que les recettes ont reculé de 3%, à 246 milliards. Hors variations saisonnières, les recettes auraient progressé de 2% en octobre, a toutefois précisé le département du Trésor.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont rebondi plus qu’attendu en octobre et l’inflation de base s’est accélérée, montrent les statistiques officielles. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4% par rapport à septembre, sa plus forte progression mensuelle depuis mars. Sur un an, il est en hausse de 1,8% après +1,7% en septembre. Les économistes prévoyaient pour octobre une hausse de 0,3% sur un mois et de 1,7% en rythme annuel. L’inflation de base ressort à 0,2% sur un mois après 0,1% le mois précédent et à 2,3% par rapport à octobre 2018.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont rebondi plus qu’attendu en octobre et l’inflation de base s’est accélérée, montrent les statistiques officielles publiées ce mercredi. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,4% par rapport à septembre, sa plus forte progression mensuelle depuis mars, après être resté inchangé en septembre. Sur un an, il est en hausse de 1,8% après +1,7% en septembre, a précisé le département du Travail. Les économistes prévoyaient en moyenne pour octobre une hausse de 0,3% sur un mois et de 1,7% en rythme annuel.
La production industrielle de la zone euro a augmenté de 0,1% en septembre par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé ce matin Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Sur un an, la production industrielle dans la région est ressortie en baisse de 1,7%. En août, elle avait augmenté de 0,4% sur un mois et reculé de 2,8% sur un an. Les économistes tablaient en moyenne sur une baisse de 0,3% sur un mois et sur un repli de 2,1% sur un an en septembre.
Les employeurs britanniques ont procédé à des réductions d’effectifs d’une ampleur sans précédent depuis plus de quatre ans au troisième trimestre, montrent les statistiques officielles publiées mardi, avec un nombre de personnes occupant un emploi au Royaume-Uni en baisse de 58.000, à 32,753 millions. Le consensus Reuters prévoyait une baisse de 94.000, mais il est sans précédent depuis la période mars-mai 2015. Le nombre de demandeurs d’emploi a parallèlement baissé de 23.000 à 1,306 million. La croissance des salaires, primes incluses, a ralenti à 3,6% sur un an, après 3,7% sur juin-août.
Les employeurs britanniques ont procédé à des réductions d’effectifs d’une ampleur sans précédent depuis plus de quatre ans au troisième trimestre, montrent les statistiques officielles publiées mardi avec un nombre de personnes occupant un emploi au Royaume-Uni en baisse de 58.000, à 32,753 millions. Ce recul est moins marqué qu’attendu puisque les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une baisse de 94.000, mais il est sans précédent depuis la période mars-mai 2015. Le nombre de demandeurs d’emploi a parallèlement baissé de 23.000 à 1,306 million.
Les exportations allemandes ont augmenté plus que prévu en septembre, montrent les statistiques officielles: elles ont grimpé de 1,5% d’un mois sur l’autre en données corrigées, et les importations de +1,3%. L’excédent de la balance commerciale s’est ainsi établi à 19,2 milliards d’euros après 18,7 milliards en août, mois pour lequel il a été révisé en légère hausse. Le consensus prévoyait pour septembre une hausse de 0,4% des exportations et une stabilisation des importations, ainsi qu’un excédent commercial de 18,1 milliards.
L’agence de notation Moody’s a ramené lundi de «stable» à «négative» la perspective entourant ses notes souveraines mondiales pour 2020, expliquant que les incertitudes politiques et les conflits commerciaux, à commencer par celui qui oppose les Etats-Unis et la Chine, vont pénaliser les économies ouvertes et celles qui exportent des matières premières. Son étude porte sur les 142 pays qu’elle note, représentant au total 63.200 milliards de dollars (57.200 milliards d’euros) de dettes souveraines. L’institut prévoit désormais une croissance mondiale de 2,6% l’an prochain comme cette année, après 3% en 2018.
La confiance des ménages américains se redresse légèrement en novembre, même si les consommateurs se montrent moins optimistes sur leur situation actuelle, selon l’enquête publiée aujourd’hui par l’université du Michigan. L’indice préliminaire de l’université du Michigan est ressorti à 95,7, contre 95,5 fin octobre et 93,2 en septembre. Les économistes tablaient en moyenne sur un indice de confiance de 95,3.
Les exportations allemandes ont augmenté plus que prévu en septembre, montrent les statistiques officielles publiées ce matin, ce qui pourrait apaiser les inquiétudes liées au ralentissement de la première économie d’Europe. En données corrigées des variations saisonnières (CVS), elles ont grimpé de 1,5% d’un mois sur l’autre et les importations ont augmenté de 1,3%. L’excédent de la balance commerciale s’est ainsi établi à 19,2 milliards d’euros après 18,7 milliards en août, mois pour lequel il a été révisé en légère hausse. Les économistes prévoyaient en moyenne pour septembre une hausse de 0,4% des exportations et une stabilisation des importations, ainsi qu’un excédent commercial de 18,1 milliards.
Le Fonds monétaire international (FMI) a réduit mercredi à 1,2% du PIB ses prévisions de croissance pour les 19 pays de la zone euro, évoquant l’impact des tensions commerciales. L’organisation tablait sur 1,3% en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la région devrait progresser de 1,4% en 2020 et en 2021, précise le FMI. Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, avec une croissance respective attendue de 0,5% cette année, après 1,5% l’an dernier, puis un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, et 1,3% pour 2020 et en 2021.
Un accord portant sur l’agrément à l’exportation vers la Chine de vingt entreprises agroalimentaires françaises (volaille, bovine et porcine, charcuterie) a été signé mercredi matin à Pékin, au troisième jour de la visite d’Emmanuel Macron en Chine. Selon l’Elysée, l’accord d’agrément à l’exportation des entreprises françaises concerne 17 entrepôts de viande et trois établissements de charcuterie. Les deux pays ont aussi signé un protocole export pour la semence porcine et un autre pour les palmipèdes et le foie gras.
Le secteur des services en Allemagne a peu progressé en octobre, signe que la faiblesse du secteur manufacturier se propage aux autres secteurs de l'économie, selon l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI des services est remonté à 51,6, au-dessus de l’estimation «flash» de 51,2, après 51,4 en septembre. L’indice composite, qui combine les données pour les secteurs manufacturier et des services, est remonté à 48,9 (après 48,5 en septembre), mais reste sous le seuil des 50, qui caractérise une contraction. En France, le PMI Services ressort en hausse à 52,9 (après 51,1 en septembre) et l’indice PMI composite à 52,6 (après 50,8 en septembre).
Le département américain du Travail a fait état d’un recul de 0,3% en rythme annualisé de la productivité non-agricole sur la période juillet-septembre, au plus bas depuis fin 2015, contre un consensus autour de 0,9% de productivité (production par unité de travail). Par rapport au troisième trimestre 2018, la productivité du travail aux Etats-Unis a augmenté de 1,4% sur juillet-septembre. La productivité du travail a aussi reculé dans le secteur industriel pour le deuxième trimestre consécutif, de 0,1% en rythme annualisé au troisième trimestre.
La Chine et la France ont conclu mercredi, lors de la visite d’Emmanuel Macron à Pékin, des contrats pour un montant total de 15,1 milliards de dollars (13,6 milliards d’euros) dans les domaines de l’aéronautique, des énergies propres, de l’agroalimentaire, de la finance, et de l'électricité. Le président chinois Xi Jinping a fait état «d’importants consensus» sur les questions bilatérales et les grands dossiers internationaux», notamment sur la question du respect du multilatéralisme et de la lutte contre le protectionnisme.