Pragma Capital met un terme à son aventure dans Nacc. Entré en 2015 au capital du spécialiste français du rachat et du recouvrement de portefeuilles de créances décotées (NPL), le fonds de private equity et le management ont cédé 100% du capital au norvégien B2Holding. Présent dans 21 pays, le groupe coté met la main sur une société ayant triplé son chiffre d’affaires à 45 millions d’euros depuis trois ans et disposant d’un stock de créances nominales de 1,1 milliard. Etabli en France, un marché totalisant environ 60 milliards d’euros de NPL, Nacc a renforcé sa présence outre-mer en rachetant Tahiti Encaissement Services en 2016. L’opération permet aussi le débouclage de la dette mezzanine junior revolving mise en place par ActoMezz pour faciliter l’acquisition des portefeuilles de créances.
Argos Soditic passe la main à Apax Partners au capital de Business Integration Partners (BIP). L’opération valorise le spécialiste italien du conseil en management, en intégration et en transformation digitale à environ 200 millions d’euros. Après avoir réalisé six petites acquisitions, notamment dans la cybersécurité et l’expérience utilisateurs, BIP ambitionne avec Apax de passer à la vitesse supérieure pour développer ses géographies et compléter son offre, en particulier à destination des secteurs de l’industrie et de la pharmacie. Le groupe, qui génère 25% de ses revenus hors d’Italie, a aussi bénéficié d’une croissance organique d’environ 20% depuis 2013. Le chiffre d’affaires est passé de 75 millions d’euros à près de 160 millions, tandis que les effectifs ont doublé à 1.800 salariés.
Averys est parvenu à ses fins. Après avoir étudié plusieurs dossiers, le spécialiste des rayonnages et systèmes de stockage passé sous le contrôle d’Equistone en 2015 a mis la main sur le portugais Storax. L’opération mobilise une dette complémentaire de 65 millions d’euros pour partie négociée avec le même pool d’investisseurs que lors du refinancement de 230 millions d’euros opéré l’an dernier. Après s’être concentré sur l’absorption du belge Stow, racheté en 2013, Averys complète son maillage géographique européen tout en renforçant certains pans de sa gamme qui ont le vent en poupe (navettes, silos). Préalablement à cette opération, Equistone avait également soutenu la création d’une nouvelle usine en Slovaquie. Averys ambitionne de dépasser les 600 millions d’euros de revenus cette année.
Cathay Capital et OrbiMed ne seront restés que trois ans au capital d’Echosens. Spécialiste de la pratique clinique en hépatologie qui a révolutionné le diagnostic des lésions du foie, le groupe français s’appuiera désormais sur Astorg, qui a repris les parts des deux fonds et conclu un pacte d’actionnaires avec le chinois Inner Mongolia FuRui. Ce dernier, qui contrôle Echosens depuis 2011, envisageait à l’origine une IPO à l’horizon 2016, aujourd’hui abandonnée. Astorg va travailler sur l’augmentation du taux de pénétration de la technologie d’Echosens, qui oscille entre 10% et 30% selon les géographies, dans un marché en plein développement. Les espoirs de futurs traitements de la stéatose hépatite non alcoolique (Nash), ou «maladie du soda», ouvrent de nouveaux horizons pour les tests de prévention.
L’action Wendel a clôturé hier en baisse de 9,73%, à 129,9 euros, les investisseurs s’inquiètant de l’impact de la baisse de la devise nigériane sur le groupe d’infrastructures télécoms IHS, détenu à 21,3% par la société d’investissement. «La direction de Wendel a évoqué une baisse de 20% de la devise nigériane lors d’une réunion avec les analystes. On ne connaît pas l’exposition d’IHS à cette monnaie mais visiblement il y a une réaction des actionnaires», indique Mikaël Jacoby, responsable trading Europe continentale chez Oddo BHF. «IHS était supposé être mis en Bourse en 2018 et la direction a indiqué qu’il pourrait y avoir un délai compte tenu de cet effet devise», ajoute-t-il. Après un retour aux bénéfices au premier semestre 2017, Wendel a annoncé un résultat net part du groupe de 200 millions d’euros sur l’année. Par ailleurs, il a officialisé le choix de Nicolas ver Hulst pour succéder à François de Wendel à la présidence du conseil de surveillance.
Le jour même de la publication de ses résultats annuels, Wendel a clôturé en baisse de 9,73%, à 129,9 euros. Les investisseurs s’inquiètent de l’impact de la baisse de la devise nigériane sur le groupe d’infrastructures télécoms IHS, détenu à 21,3% par la société d’investissement.
Wendel a officialisé aujourd’hui le choix de Nicolas ver Hulst pour succéder à François de Wendel à la présidence du conseil de surveillance. « Lors de la séance du conseil de surveillance du 21 mars, François de Wendel a fait part de son intention de remettre ses fonctions de président du conseil de surveillance à l’issue de la prochaine assemblée générale de la société du 17 mai 2018 », a précisé la société d’investissement cotée dans un communiqué.
Eclair. La société de private equity Equistone Partners Europe vient de finaliser la levée de son sixième fonds en atteignant son objectif maximum de 2,8 milliards d’euros. Le véhicule a été bouclé seulement quatre mois après son lancement et constitue le plus important fonds jamais levé par le capital-investisseur. Il réunit 56 investisseurs institutionnels à travers le monde, dont 75 % étaient déjà présents dans les fonds précédents. Equistone poursuivra sa stratégie d’investissement dans des sociétés d’une valeur comprise entre 50 et 500 millions d’euros, en Europe occidentale essentiellement. La société de gestion est actuellement en négociation en vue d’acquérir Karavel-Promovacances et FRAM auprès de LBO France.
Une dirigeante jeune et charismatique dans le monde très macho de la Silicon Valley, des parrains prestigieux comme Bill Clinton, la promesse de tests sanguins faciles à utiliser et à des prix défiant toute concurrence… Sur le papier glacé des magazines qui en faisaient leur une, Elizabeth Holmes, fondatrice de Theranos, cochait toutes les cases. Dommage, la belle histoire n’était qu’une vaste fraude, comme la SEC, le gendarme boursier américain, l’a écrit noir sur blanc le 14 mars, mettant un point final à une déchéance entamée fin 2015 à la suite de révélations du Wall Street Journal. Au faîte de sa gloire, la start-up aura tout de même réussi à lever 700 millions de dollars auprès d’investisseurs aussi avisés que Rupert Murdoch…
Seventure Partners a annoncé hier le lancement d’AVF, un fonds de capital-risque destiné à soutenir les entreprises dans les domaines de la santé, de l’alimentation et de la nutrition animales. La première clôture d’AVF a atteint 24 millions d’euros et a reçu le soutien d’Adisseo, un spécialiste du secteur de l’alimentation animale. Le fonds AVF investira principalement dans des sociétés en Europe, en Amérique du Nord et en Israël, mais sera aussi ouvert à des investissements dans d’autres pays, notamment en Asie. «(...) Nous lançons aujourd’hui AVF, un nouveau fonds thématique autour de l’élevage et de l’agriculture 2.0», résume Isabelle de Crémoux, présidente du directoire de Seventure Partners.
Seventure Partners a annoncé mercredi le lancement d’AVF, un fonds de capital-risque destiné à soutenir les entreprises dans les domaines de la santé, de l’alimentation et de la nutrition animales. La première clôture d’AVF a atteint 24 millions d’euros et a reçu le soutien d’Adisseo, un spécialiste du secteur de l’alimentation animale. Le fonds AVF investira principalement dans des sociétés en Europe, en Amérique du Nord et en Israël, mais sera aussi ouvert à des investissements dans d’autres pays, notamment en Asie.
Le fonds français Ardian a chargé la banque Rothschild de vendre sa participation de 49% dans l’aéroport de Luton, le cinquième de Grande-Bretagne, ont indiqué hier des sources bancaires à Reuters. Ardian et l’exploitant espagnol d’aéroports Aena, qui possède les 51% restants, ont racheté le site à Abertis en 2013 pour 508 millions d’euros. Aena dispose d’un droit préférentiel pour acquérir la part d’Ardian, qui serait valorisée plus de 400 millions de dollars (326 millions d’euros).
Le fonds français Ardian a chargé la banque Rothschild de vendre sa participation de 49% dans l’aéroport de Luton, le cinquième de Grande-Bretagne, ont indiqué des sources bancaires à Reuters. Ardian et l’exploitant espagnol d’aéroports Aena, qui possède les 51% restants, ont racheté le site à Abertis en 2013 pour 508 millions d’euros. Aena dispose d’un droit préférentiel pour acquérir la part d’Ardian, qui serait valorisée plus de 400 millions de dollars (326 millions d’euros), ont déclaré les sources.
La banque publique d’investissement a annoncé mardi matin un résultat net part du groupe de 1,36 milliard d’euros en 2017. En hausse de 88,4% sur un an, ce bénéfice est le plus élevé enregistré depuis la création de Bpifrance en 2012 et surpasse le précédent record de 1,27 milliard d’euros de 2014, lié à 900 millions d’euros de plus-value sur des titres Orange. « 2017 a été une année exceptionnelle pour le coût du risque, la hausse des valorisations, l’économie et la performance des entreprises, et la croissance de l’économie » en France, a commenté Arnaud Caudoux, directeur général adjoint de Bpifrance, lors d’une conférence de presse (à voir également, sa vidéo exclusive pour L’Agefi TV).
Le groupe chimique américain Celanese a annoncé hier soir renoncer à son accord de fusion avec Rhodia Acetow, contrôlé par Blackstone. Les deux sociétés ne sont pas parvenues à s’entendre avec la Commission européenne sur des conditions acceptables pour obtenir l’autorisation de mener à bien leur projet, explique Celanese dans un communiqué. Rhodia Acetow est l’ancienne activité de câbles d’acétate de cellulose de Solvay, héritée de l’acquisition du français Rhodia en 2011. Elle avait été rachetée par Blackstone fin 2016 et l’accord de rapprochement avec Celanese avait été dévoilé en juin 2017.
La branche française de la société de private equity européenne a réuni un peu plus de 200 millions d’euros et espère boucler la levée d’ici la fin 2018.