Toute l’actualité du secteur de l’assurance – assurance dommage, assurance vie, assurance cyber, assurance récolte, réglementation – et de ses acteurs qu’ils soient capitalistes (Axa, Allianz, Generali) ou mutualistes (Covea, MAIF, MACIF, Aéma, Groupama, AG2R). Nos analyses des dynamiques à l’œuvre dans l’industrie assurantielle.
J’ai le plaisir de vous communiquer le nouveau numéro de la lettre d’information de l’Af2i, Institutionnels n°40. A noter dans cette édition : L'éditorial de Francis Weber, Vice-Président de l’Af2i : «L’été fut chaud et l’automne est déjà rude» Un compte-rendu des Entretiens de l’Af2i. Un compte-rendu des dernières Rencontres Institutionnelles. Lire la lettre d’information en pièce jointe
Les versements sur les supports en unités de compte représentent 20,2 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 36 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 81,8 milliards d’euros (78,1 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 18,4 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 10,1 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois de septembre 2015, la collecte nette s'établit à 1,2 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 562,4 milliards d’euros à fin septembre 2015. L’assurance vie en septembre 2015
Créée en 1902, la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) est l’une des plus anciennes fédérations professionnelles françaises. Elle a pour rôle d’être le porte-parole des mutuelles adhérentes et des unions mutualistes auprès des pouvoirs publics. La FNMF regroupe aujourd’hui près de 450 mutuelles santé répondant au code la mutualité, soit 95% des mutuelles françaises. « Le nombre très important de mutuelles a conduit la fédération à devenir un pôle dans lequel le mouvement mutualiste se reconnaît comme un mouvement unitaire », indique Emmanuel Roux, directeur général de l’institution.
Bien avant de devenir directeur général de la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF), Emmanuel Roux a consacré les sept premières années de son parcours professionnel à enseigner la philosophie aux lycéens de Niort, de Briançon, d’Avignon - dont sa famille est originaire - et de Cambrai. Après cette expérience dans l’Education nationale, ce parisien issu d’une famille d’avocats intègre l’ENA en 2001, pour accéder à la haute fonction publique de l’Etat.
La Commission européenne a présenté, le 30 septembre 2015, des mesures destinées à la création d’une Union des marchés de capitaux d’ici à 2019. L’AFA (Association française de l’assurance) et l’ANIA (Associazione Nazionale fra le Imprese Assicuratrici) constatent que les mesures annoncées ne permettent pas d’espérer une relance de l’investissement long en Europe et hypothèquent les chances de réussite du plan Juncker. En effet, si la Commission propose de créer une classe d’actifs dédiée au financement des infrastructures, elle soumet ces projets à une vingtaine de critères pour être éligibles, rendant ainsi le traitement prudentiel de ces investissements inutilement complexe et instable dans le temps. Par ailleurs, la Commission a assoupli les contraintes de la clause de transition actions de Solvabilité 2 concernant les investissements en actions non cotées. Mais l’investissement en actions réalisé via des fonds d’investissement restera fortement pénalisé par les modalités d’application de cette clause, ce qui entretient un dispositif inadapté et contraire à l’esprit de la directive. Pour Bernard Spitz, Président de l’AFA et Aldo Minucci, Président de l’ANIA : « La clause de transition actions faisait partie de l’accord politique global Omnibus 2 et visait à permettre un passage progressif vers le régime prudentiel Solvabilité 2. Malgré la mobilisation forte de la profession de l’assurance, la solution actuellement préconisée par la Commission n’encourage pas suffisamment l’investissement en actions, pourtant indispensable au soutien de la croissance et de l’emploi en Europe. »
Les investissements en private equity de CNP Assurances représentent aujourd’hui près de 5,5 milliards d’euros d’engagements sous gestion, soit 1,5% du portefeuille financier global de la compagnie d’assurance. L’institution investit dans des fonds de private equity et réalise quelques co-investissements. Hélène Falchier, responsable du private equity au sein de la direction des investissements non cotés de CNP Assurances, nous explique la stratégie d’investissements du groupe ainsi que sa démarche dans la sélection de ses partenaires de gestion.
« J’ai toujours été très attachée à l’économie réelle et à comprendre les problématiques quotidiennes des chefs d’entreprises », indique Hélène Falchier, responsable du private equity chez CNP Assurances. Amoureuse de ses terres armoricaines natales, elle monte néanmoins dans la capitale en 1998 pour obtenir sa maîtrise de Sciences économiques – Economie et gestion de l’entreprise – à l’université de Cergy Pontoise. Très vite après ses études, elle plongera dans l’univers de la gestion financière et retrouvera, quelques années plus tard, son domaine de prédilection : le private equity.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 89,6 milliards d’euros (85,9 milliards d’euros sur la même période de 2014). Les versements sur les supports unités de compte représentent 18,4 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 36 % par rapport à la même période en 2014), soit 21 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 72,3 milliards d’euros (69,7 milliards d’euros sur les huit premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 17,3 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 9,1 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois d’août 2015, la collecte nette s'élève à 1,6 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 565,4 milliards d’euros à fin août 2015.
Née en 2002 de la fusion de la mutuelle de Seine et Marne avec la Mutuelle Générale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MGCIA), Mutuelle Bleue est devenue l’une des plus importantes mutuelle interprofessionnelle d’Ile-de-France. Elle couvre ainsi près de 275 000 personnes en santé, 113 200 artisans et commerçants au titre du régime obligatoire et 369 500 personnes en prévoyance. L’assureur mutualiste est actuellement en train de réviser entièrement sa stratégie financière pour accompagner son développement.
Diplômé d’une maîtrise de sciences gestion, option finance, de l’université Paris XIII, Pascal Serrand a toujours été passionné par l’économie. Le directeur technique et financier de Mutuelle Bleue se voit d’ailleurs à l’époque devenir économiste. « Je suis surtout très intéressé par le lien entre une discipline scientifique et le monde réel », raconte Pascal, amoureux des probabilités et des mathématiques. Son appétence pour l’actuariat viendra plus tard lorsqu’un de ses professeurs de finance l’encouragera à approfondir ses connaissances dans ce domaine.
Créée le 15 mars 1931, la Mutuelle d’Assurance des Armées (MAA) réunit aujourd’hui près de 75 000 adhérents. « Nous assurons tous ceux qui portent l’uniforme, les militaires, les pompiers, les policiers… et leur famille », explique Pascale Seni-Lapp, directrice générale de l’institution. Cette dernière supervise la gestion financière de la MAA, dont l’encours s’élève à 18 millions d’euros, en « bon père de famille », comme l’ont toujours fait les militaires depuis les origines de la mutuelle.
« Je rêvais toutes les nuits que j’amputais le doigt de quelqu’un », raconte Pascale Seni-Lapp, directrice générale de la mutuelle d’assurance des armées. Ne pouvant supporter plus longtemps la salle de dissection, Pascale arrête subitement ses études de médecine en 1979 pour se diriger vers une carrière a priori moins sanglante. Elle opte pour une fac de droit, à Montpellier. Elle se spécialisera quelques temps plus tard en droit des affaires, une véritable révélation pour elle.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 80,9 milliards d’euros (77,8 milliards d’euros sur la même période en 2014). Les versements sur les supports unités de compte représentent 16,4 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 35 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 65,2 milliards d’euros (63,2 milliards d’euros sur les sept premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 15,7 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 7,7 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois de juillet 2015, la collecte nette s'établit à 3,4 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 572,1 milliards d’euros à fin juillet 2015.
Au moment où les juillettistes reviennent de vacances et où les aoûtiens prennent leurs quartiers d’été, Instit Invest vous a concocté un Best of portraits des dirigeants de mutuelles. Une chose est sûre, Bernard Saguy de Mutac restera dans sa région de cœur, celle de Montpellier pour marier son fils. Il ne manquera pas de déguster une cargolade, un plat typiquement catalan. De son côté, le judoka Christian Marey de Mutex n’oubliera pas de piloter quelques heures son avion afin de contempler les merveilleux jardins de Versailles. L’ancienne directrice financière de Mutlog, Marie-Carmen Cambon vous recommande de découvrir ou redécouvir le Bourbonnais afin de profiter des grands espaces verdoyants. Quant à Christophe Harrigan de La Mutuelle Générale, il consacrera son temps à sa famille sans oublier de faire du sport. Amateur de treck et de golf, vous le croiserez peut-être sur le parcours de l’Opio Valbonne, dans l’arrière-pays cannois.
Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 68,0 milliards d’euros (64,3 milliards d’euros sur même période en 2014). Les versements sur les supports unités de compte représentent 13,9 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 40 % par rapport à la même période en 2014), soit 20 % des cotisations en 2015. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 55,7 milliards d’euros (53,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2014). La collecte nette s'établit à 12,3 milliards d’euros depuis le début de l’année dont 6,5 milliards pour les supports en unités de compte. Pour le mois de juin 2015, la collecte nette s'établit à 1,4 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 557,8 milliards d’euros à fin juin 2015.
Le Conseil d’Administration du FIR nouvellement élu vient de désigner son Président : Thierry Philipponnat. Il a également nommé une vice-présidente, Pascale Sagnier (AXA IM) et deux vice-présidents, Philippe Dutertre (AG2R La Mondiale) et Hervé Guez (Mirova).
L'été est arrivé ! A l'heure de peaufiner les derniers détails de vos vacances, Instit Invest a compilé un Best of portraits d'assureurs. Si vous optez pour l'Ouest américain, vous ferez plaisir à Edouard Jozan d'Allianz France, qui évoque avec émotion le soleil californien et l'optimisme à toute épreuve qui règne dans cette région du monde. En bateau au large des côtes bretonnes, vous aurez peut-être l'occasion d'apercevoir Thomas Guyot de Suravenir escalader la pointe du Pen-Hir. Si vous êtes adepte de shinrin-yoku, comme Olivier Héreil de BNP Paribas Cardif, sachez qu'après le printemps et la floraison des cerisiers, la meilleure saison pour visiter le Japon est l'automne. Amateur de sport, foulez les greens comme Thomas Rivron de Natixis Assurances, capitaine de l'équipe de golf du groupe.
J’ai le plaisir de vous communiquer le nouveau numéro de la lettre d’information de l’Af2i, Institutionnels n°39. A noter dans cette édition : L'éditorial : «CMU : what else ?» Un compte-rendu de La Rentrée de l’Af2i. Un compte-rendu des dernières Rencontres Institutionnelles et des réunions du Club Economie de la gestion d’actifs. Lire la lettre d’information en pièce jointe
Comme l’ensemble des compagnies d’assurance, Natixis Assurances doit conjuguer l’environnement de taux très bas actuel avec l’entrée en vigueur prochaine de Solvabilité II. Thomas Rivron, responsable de l’ingénierie financière, nous présente l’organisation financière de l’assureur et ses chantiers d’investissement, notamment sa volonté d’augmenter les investissements dans l’immobilier et d’accroître son exposition à l’international.
Diplômé d’un master 1 Finance à Dauphine en 2001, Thomas Rivron, responsable de l’ingénierie financière chez Natixis Assurances, a alors naturellement tendance, avec son profil résolument scientifique, à s’intéresser aux matières fondamentales, à la macroéconomie et aux statistiques. « Certains de mes professeurs nous ont cependant indiqué que l’avenir de la finance se trouvait dans l’assurance, se rappelle Thomas. J’ai creusé cette piste et me suis inscrit à un Master 2 en Assurance qui était intéressant car j’y ai retrouvé les sujets que j’affectionne. »