A l’ouverture de la COP21 et à un mois de l’entrée en vigueur de la directive européenne Solvabilité 2, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) a organisé vendredi sa 7ème conférence annuelle internationale « Réglementation financière et climat ». Comme chaque fin d’année, la FFSA a accueilli l’ensemble des parties prenantes de la réglementation internationale à Paris. Conclue par Emmanuel Macron, Ministre de l'Économie, de l’Industrie et du Numérique, cette journée avait pour ambition, à la veille de la COP21, de tirer les conséquences de l’accélération des trois mouvements significatifs qui caractérisent l’environnement mondial : un besoin accru de protection de la population et de l’économie contre les catastrophes naturelles, la nécessité d’accompagner la transition énergétique par des financements de long terme et une surenchère normative qui, partout dans le monde, contraint l’investissement. Assureurs et réassureurs appliqueront au 1er janvier 2016 Solvabilité 2. Ils ont souligné le caractère paradoxal de la réforme : moderne dans son inspiration, elle pénalise excessivement l’investissement de long terme, notamment à destination des PME et des infrastructures. Si elle s’adresse à des acteurs de long terme, sa nature même est court-termiste. Il est donc nécessaire de redonner des marges de manœuvre aux financements des portefeuilles d’infrastructures. Et d’harmoniser la régulation en Europe avec le reste du monde, en veillant notamment à ce que les travaux de l’IAIS soient compatibles avec Solvabilité 2 et que, comme l’a souligné le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, le TTIP veille à intégrer les services financiers. Pour Bernard Spitz, président de la FFSA : « Les débats de la journée « Réglementation financière et climat » ont démontré qu’assureurs et réassureurs sont fortement mobilisés dans la lutte contre le changement climatique. Une meilleure calibration et une harmonisation de la régulation assurantielle permettront de mettre en œuvre un écosystème performant. Parmi ces objectifs figure comme priorité celui de retrouver le chemin d’une croissance durable et plus verte ».