Toute l’actualité du secteur de l’assurance – assurance dommage, assurance vie, assurance cyber, assurance récolte, réglementation – et de ses acteurs qu’ils soient capitalistes (Axa, Allianz, Generali) ou mutualistes (Covea, MAIF, MACIF, Aéma, Groupama, AG2R). Nos analyses des dynamiques à l’œuvre dans l’industrie assurantielle.
L’action Hannover Re a terminé en baisse de 4,8% hier à 86,8 euros hier à Francfort, d’importantes demandes d’indemnités ayant pesé sur le résultat du réassureur allemand au deuxième trimestre. Son bénéfice net trimestriel a chuté de 15% à 215 millions d’euros, alors que le consensus Reuters était de 239 millions. Le groupe a fait état de 300 millions d’euros d’indemnités, en dépassement de près de 130 millions sur son budget prévisionnel. Ces indemnités de réassurance comprennent 132 millions d’euros pour les incendies au Canada en avril et mai, et des montants importants pour les tremblements de terre en Equateur et au Japon et les tempêtes en Allemagne. Le troisième réassureur mondial a néanmoins souligné qu’il était sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’un bénéfice net d’au moins 950 millions d’euros pour l’ensemble de l’exercice, grâce à ses bonnes performances en début d’année.
L’assureur britannique a vu son résultat net divisé par presque trois au premier semestre en raison des conséquences négatives du Brexit, notamment sur son activité immobilière. Son bénéfice net semestriel s’est élevé à 130 millions de livres (155 millions d’euros), contre 464 millions de livres un an plus tôt. Son résultat opérationnel a néanmoins progressé de 13% à 1,33 milliard de livres, grâce notamment à de solides performances dans l’assurance-vie en Grande-Bretagne. Il a en outre annoncé le versement d’un dividende intermédiaire en hausse de 10%, à 7,42 pence par action.
Dans une étude sectorielle à paraître aujourd’hui, l’agence de notation estime que la réglementation renforcée qui s’appliquera à partir de 2019 aux neufs assureurs considérés comme d’importance systémique à l’échelle mondiale contribuera à améliorer la gestion des risques et la stabilité des fonds propres. Ces assureurs sont américains (AIG, MetLife, Prudential Financial), britanniques (Aviva, Prudential), néerlandais (Aegon), allemands (Allianz), français (Axa) et chinois (Ping An).
Le groupe d’assurance-crédit a publié hier soir un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros à fin juin, en baisse de 2,7% par rapport aux données publiées au premier semestre 2015. A périmètre et taux de change constants, les primes ont diminué de 0,9% alors que les prestations de service restent dynamiques (+5,5%). Le résultat opérationnel de 219,1 millions, en repli de 13%, comprend une plus-value de 24,3 millions avant impôt réalisée sur la vente des entités Bürgel et un coût de 6,5 millions lié aux plans de réduction d’effectifs en cours. Le résultat net s'élève à 170 millions d’euros, en baisse de 1,3%. Le ratio de sinistres net atteint 53,3%, 5,2 points au-dessus du niveau de l’exercice précédent, mais en repli continu depuis le troisième trimestre 2015. Les plans d’actions sur les risques menés dans les marchés émergents depuis un an contribuent à l’amélioration significative du ratio de sinistres relatif à l’année 2016.
L’assureur américain a publié hier soir des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, malgré un plongeon de 42% à 1,1 milliard de dollars de son bénéfice net, affecté par des charges et des dépréciations d’actifs. Son bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels est ressorti à 98 cents contre 93 cents prévus en moyenne par les analystes. Ses dépenses opérationnelles ont diminué de 16,3% sur un an à 2,59 milliards de dollars. AIG va par ailleurs verser 3 milliards de dollars supplémentaires à ses actionnaires grâce à un nouveau programme de rachat d’actions.
Le deuxième réassureur mondial a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 22% à 637 millions de dollars (570 millions d’euros) au deuxième trimestre, un niveau supérieur aux attentes des analystes en dépit d’une série de catastrophes naturelles qui a pesé sur ses rendements. Son ratio combiné a été de 101% au deuxième trimestre, conforme au consensus Reuters. Sur le premier semestre, son bénéfice net a reculé à 1,87 milliard de dollars contre 2,26 milliards un an auparavant, période où les rendements des placements s'étaient révélés élevés et les indemnisations basses.
L’assureur italien a annoncé vendredi un repli de 9,9% à 1,18 milliard d’euros de son bénéfice net au premier semestre, mentionnant un «contexte de grande turbulence» qui lui imposera d’intensifier ses efforts. Ce bénéfice est plus élevé que les estimations du consensus qui tablait sur 1,12 milliard. Son ratio économique de solvabilité est resté stable à 188% par rapport à fin mars. Le taux de rentabilité des capitaux propres (ROE) annualisé s'élève à 12,9%. Dans son plan stratégique, le groupe visait un ROE au-dessus de 13% pour 2016, un objectif confirmé par son patron, Philippe Donnet.
L'assureur français va nouer un partenariat mondial avec le géant du e-commerce chinois. Il veut notamment proposer ses services d'assurances aux clients particuliers et aux entreprises.
Le réassureur avait maintenu une stratégie d'investissement prudente avant le référendum britannique. Il n'anticipe pas d'impact négatif sur son activité.
L'assureur crédit prévoit de compenser totalement d'ici à 2018 l'impact négatif de 30 millions d'euros lié à la perte de l'activité de garantie publique.
La Fédération Française de l’Assurance a révélé hier une collecte nette des sociétés d’assurances de 810 millions d’euros au mois de juin et de 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élevait en outre à 1.602 milliards d’euros à la fin du mois de juin.
Pour le mois de juin 2016, la collecte nette s’établit à 810 millions d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2016 est de 70,6 milliards d’euros (68,2 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports unités de compte représentent 13,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 58,8 milliards d’euros. La collecte nette s'établit à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1602 milliards d’euros à fin juin 2016.
Hormis quelques exceptions, les grandes compagnies se montrent peu impliquées face au risque climatique, contrairement aux fonds de pension, selon l'Association de défense des retraites (AODP) qui a publié son classement 2016, le Global Climate 500 index.
Les sociétaires ont donné leur feu vert à l’intégration de deux mutuelles de taille plus modeste dans les domaines de la santé et de l'assurance emprunteur.
Les autorités antitrust américaines sont sur le point d’engager des procédures visant à empêcher le rachat de l’assureur santé Cigna par Anthem et celui de son concurrent Humana par Aetna, selon des sources proches du dossier. Les deux projets sont dans le collimateur des autorités fédérales qui craignent une hausse des prix en cas de poursuite de la concentration du secteur de l’assurance santé, au terme de laquelle pourraient ne subsister que trois groupes d’envergure nationale, Anthem, Aetna et UnitedHealth. La décision officielle pourrait être connue d’ici à la fin de la semaine prochaine, précisait hier Reuters. Les deux opérations ont été annoncées à quelques semaines d’intervalle voici un an environ. En mai, des dirigeants d’Anthem avaient déclaré que les autorités antitrust étaient notamment préoccupées par l'évolution du marché de l’assurance santé pour les grandes entreprises.
Le réassureur public veut diversifier ses activités, alors que le feuilleton juridique continue pour son régime d'indemnisation des catastrophes garanti par l'Etat.