Le Fonds monétaire international a revu en baisse mercredi sa prévision de croissance de l'économie chinoise de 0,1 point de pourcentage pour l’année 2019 et 2020, à 6,2% et 6,0% respectivement. Cet abaissement intervient deux mois seulement après le relèvement, à 6,3% contre 6,2%, de la prévision de croissance pour cette année par le FMI. Ce revirement est dû au regain d’incertitude autour des tensions commerciales entre Pékin et Washington.
DE Shaw a posé un ultimatum à ses équipes de gestion, rapporte le Financial Times. La société de hedge funds leur demande de signer une clause de non concurrence qui entravera leur capacité à travailler pour un autre hedge fund. S’ils refusent, ils seront licenciés. Cette demande intervient alors que la société est en plein conflit juridique avec l’un de ses anciens associés senior, Daniel Michalow, qui serait libre de recruter des employés de DE Shaw et pourrait commencer à projeter de lancer sa propre société au même moment où les nouveaux contrats prendraient effet. Les employés de DE Shaw ont jusqu’à mi-septembre pour accepter les nouvelles clauses de non concurrence, selon trois sources proches des projets de la société. S’ils décident de ne pas signer les accords, ils seront licenciés mais pourront conserver la rémunération différée à laquelle ils devraient normalement renoncer.
William Callanan, un trader matières premières, a quitté la société de hedge funds new yorkaise Key Square pour créer sa propre société de conseil, Syzygy Investment Advisory rapporte le Financial Times. L’intéressé avait travaillé pour George Soros. Il était dernièrement senior managing director pour Key Square à Londres. Sygyzy (un terme astronomique pour l’alignement de trois corps célestes) fournira des thèmes d’investissement sur le long terme et des manières agressives de les négocier aux hedge funds, fonds de pension, fonds souverains et clients, a indiqué William Callanan dans une interview au FT. Key Square travaillera avec cette nouvelle société, selon des sources proches du dossier.
Les montants d’investissement seront désormais plafonnés pour les nouveaux investisseurs particuliers ne bénéficiant pas de conseils financiers, a annoncé la FCA.
Comment le présenter? Comme un homme d’action? Certainement, c’est une évidence. Comme un homme de réflexion? C’est une évidence également pour tous ceux qui ont l’habitude de le côtoyer. Autrement dit, une personnalité atypique qu’il est difficile de faire entrer dans le moule des catégories traditionnelles. Peut-être une formule attrape-tout? Architecte de la finance, agitateur d’idées, aventurier du capital, le financier volant,… Mais laissons la parole à une proche: «un visionnaire mais toujours très proche des gens», selon Pascale Cheynet, directeur innovation, développement corporate et communication du groupe La Française, qui travaille aux côtés de Xavier Lépine depuis plus de vingt ans. Toutes ces formules ont malgré tout un goût d’inachevé. Car Xavier Lépine, qui pilote depuis maintenant une bonne dizaine d’années La Française, un groupe qui pèse près de 70 milliards d’euros d’actifs sous gestion, a pratiqué plusieurs métiers, mais toujours avec un zeste, voire beaucoup plus, de finance: inspecteur, il est vrai très brièvement, analyste, homme d’affaires, dirigeant, commentateur avisé des grandes mutations politiques, sociales ou culturelles. Et tout cela, toujours en musique! Il reçoit d’ailleurs ses visiteurs, boulevard Raspail, dans une salle de réunion où figurent en bonne place des guitares Fender. Et il peut pousser la chansonnette à tout moment. Avec son groupe maison ou en solo! En interne, devant les salariés; en externe dans le cadre d’une manifestation. Et sans vergogne! En écho au concert des Rolling Stones, invités par Carmignac, son groupe, annoncé quelques jours plus tard comme les Pierres qui roulent, avait entonné, devant un parterre de financiers, une chanson de Thomas Dutronc Nasdaq («Je suis pas Nasdaq, Je vais tous les Nikkei»). Mais revenons à la genèse d’une carrière mouvementée marquée par quelques rencontres déterminantes, Jean-François Hénin, Eric Charpentier, Patrick Rivière... La finance, un peu le hasard dit-il, pour avoir du temps à soi. Puis, après un DEA de finance international à Paris-Dauphine obtenu en 1981, un premier job à la Société Générale en qualité d’inspecteur. «J’ai tout de suite compris que ce n’était pas pour moi. Contrôler les autres, c’est un problème», lance Xavier Lépine. Une erreur de casting pour un rebelle viscéral à l’autorité. Puis le vrai premier job, c’est à la Banque de l’Union européenne (BUE) qu’il le trouve, plus précisément à la direction internationale à New York en 1983, où il accompagne les exportateurs français dans les pays en développement et les aide à monter des financements de projets. J’avais 26 ans et on me donnait du Mister President «Dix ans environ qui m’ont donné une culture internationale sans équivalent», indique Xavier Lépine, manifestement comme un poisson dans l’eau dans cette activité. Avec pour seul viatique, au moins à ses débuts, un tableur. «On était dans les premiers temps de l’informatique et j’étais le seul à savoir m’en servir», relève Xavier Lépine qui se souvient avec délectation de cette période. Mais avec la crise de la dette, son métier va évoluer. «Je suis passé du financement de projet à la restructuration de dette et mon avantage concurrentiel était que je pratiquais le tableur et l’anglais! Et je représentais la BUE dans les réunions du FMI. J’avais 26 ans et on me donnait du Mister President, car la BUE était chef du steering committee du Mozambique et de Guinée-Conakry». Dans ce contexte, Xavier Lépine se dit que plutôt que de vendre de la dette pour le compte de la BUE, le temps était peut-être un peu plus favorable à l’achat de dette décotée des pays en développement et pas encore émergents. D’où la sollicitation, avec un compère de la BUE, Gilles Rouchié, de Jean-François Hénin, le président d’Altus, pour exploiter cette situation qui leur confie 100 millions de dollars. Et Paul Alibert, président de la BUE, accepte leur départ et double la mise! « A l’époque,j’avais 32 ans et 200 millions de dollars en 1990, c’était beaucoup d’argent, avec un levier de 4 ou 5». Le jackpot pour son fonds, FP Consult, domicilié à Guernesey et agissant comme une banque. En revendant pas exemple en 1993 la dette du Panama, toute la dette du Panama, à 12%, après l’avoir achetée à 3%! Arrive ensuite la faillite du Crédit Lyonnais et la disparation d’Altus ainsi que le rachat de la BUE par le CIC. Privé de ses actionnaires, FP Consult est rachetée en 1996 par Fimagest où il rencontre Alain Wicker et Patrick Rivière. Fimagest passe dans le giron de la Générale de Banque pour ensuite être intégrée au groupe Fortis, le Crédit Mutuel Nord Europe était alors présent dans le groupe en tant qu’actionnaire de la société de gestion Multifonds. « Nous nous connaissons depuis 1995.J’ai intégré Xavier chez Fortis puis j’ai rejoint Invesco en 1999 mais nous sommes presque toujours restés en contact», se rappelle Patrick Rivière, Parallèlement, Xavier Lépine fait connaissance avec Eric Charpentier, directeur général du Crédit mutuel Nord-Europe qui va jouer un rôle majeur dans la suite de son parcours. C’est ainsi qu’avec pour actionnaire le Crédit Mutuel-Nord Europe et après avoir quitté Fortis, Xavier Lépine conserve la présidence de Multifonds, et lance en 2001 la société de gestion alternative Alteram. «Après l’éclatement de la bulle Internet, les attentats du 11-Septembre, les investisseurs ne veulent plus prendre de risque. D’où l’idée de ne plus privilégier l’approche directionnelle et de s’intéresser aux inefficiences de marché», explique Xavier Lépine. Là encore, une réussite phénoménale avec des encours qui tutoyaient les 3 milliards d’euros en 2005. Puis Eric Charpentier intervient encore une fois en proposant à Xavier Lépine de reprendre en 2005 la direction de l’UFG (Union française de gestion), qui ne faisait que des SCPI. «Une belle endormie avec 3 milliards d’euros sous gestion». Puis avec la crise de 2008, Xavier Lépine, toujours opportuniste, va créer la société de gestion qui est devenue La Française. Alain Wicker souhaitait adosser sa société LFP, spécialisée dans la gestion obligataire. «Il y avait un coup à faire. Avec la réunion de La Française des placements, spécialiste des taux, UFG, spécialiste de l’immobilier, Multifonds, spécialiste en multigestion et Alteram, performance absolue. On fusionne les quatre activités en 2009 et l’aventure de La Française démarre», lance Xavier Lépine qui évoque le rôle de Patrick Rivière, «un formidable développeur», qui intègre alors La Française en tant que directeur général. «J’ai rejoint Xavier en 2008, juste avant la crise, se souvient Patrick Rivière. Ancien numéro un de Xavier Lépine, Patrick Rivière accepte tout de suite de devenir son numéro deux. «Tout s’est toujours très bien passé. Nous occupons le même bureau. Mais nous sommes très différents. Ce que Xavier aime faire, je n’aime pas le faire. Ce que Xavier sait faire, je ne sais pas le faire. Et il n’aime pas faire ce que je fais. Donc, nous cohabitons sans problème». Une passion pour le Grand Paris On connaît la suite. «Ten Years After», dirait volontiers le musicien Xavier Lépine, La Française est devenue un poids lourd de la gestion, autour de quatre grands piliers, gestion alternative, gestion traditionnelle, immobilier et capital-investissement, avec une forte présence à l’international (près de 30% des encours). Et un Patrick Rivière aux manettes opérationnelles tandis queXavier Lépine qui continue de creuser les problématiques qui l’intéressent. Ces dernières années, Xavier Lépine s’est ainsi passionné pour le projet du Grand Paris. Un projet qui relève de l’aménagement du territoire avec des retombées immobilières certes mais qu’il a voulu exploiter à plein au niveau du groupe. «Il devient incollable sur les sujets qui l’intéressent», souligne Pascale Cheynet. «Ce qui m’impressionne le plus chez lui, c’est sa capacité à absorber un sujet, aussi large soit-il, et également sa capacité à trouver l’erreur, dans un contrat par exemple», relève Patrick Rivière. Illustration parfaite de cette volonté de creuser, les réflexions que Xavier Lépine livre très régulièrement sur le site de La Française et qui, dans leur complexité, donnent parfois du fil à retordre à ses relecteurs. «Et il souhaite toujours une publication immédiate!», remarque Patrick Rivière. Un parcours donc très mouvementé qui n’a pas toujours laissé beaucoup de place à la vie de famille. Xavier Lépine le reconnaît volontiers, il s’est fait souvent remonter les bretelles pour son absentéisme récidiviste lors de la naissance de ses enfants. Même avec le concours du Concorde, souvent utilisé à l’époque. Mais le président de La Française s’est depuis rattrapé en quelque sorte en étant beaucoup plus présent pour la naissance de ses petits-enfants. Et en arrivant parfois très fatigué aux réunions de presse du petit matin!»
Le spécialiste européen de la vente multicanal de vêtement outdoor pour homme, Atlas for men, a choisi Latour Capital pour l’accompagner dans sa prochaine phase de croissance.Latour Capital est désormais le nouvel actionnaire majoritaire d’Atlas for men aux côtés notamment de Marc Delamarre et de son équipe de management. La sortie d’Activa Capital, d’Initiative et Finance et Indigo Capital, intervient moins de troisans après leur reprise de la société en spin-off du groupe De Agostini aux cotés de Marc Delamarre et de son équipe de management.Au cours des trois dernières années, Atlas for men a vu son chiffre d’affaires progresser de 130 millions d’eurosen 2015 à 189 millions d’eurosen 2018. La marque a parallèlement accéléré son développement à l’international avec des implantationsen République tchèque, Slovaquie et plus récemment au Royaume-Uni.
La société de gestion Sumus Capital, baséeà Genève, vient d’engager Paolo Cattaneo pour s’occuper du développement de la société et de la gamme de fonds en Italie et au Tessin. Cet engagement intervient après l’ouverture en avril 2018 d’une succursale à Lugano sous la houlette de Paolo Anastasi.Paolo Cattaneo travaillera aux côtés de John Tendon, responsable du développement pourla Suisse romande. Sumus Capital est spécialisée sur la stratégie de portefeuille et la gestion obligataire, principalement High Yield, et propose trois fonds à sa clientèle: Sumus Fund – Crossover qui est investi dans des obligations BB, Sumus Fund – Yielding, qui donneaccès au monde des obligations à haut rendement, et Sumus Fund – Strategic, un fonds d’allocation de portefeuille.
Neil Woodford a bloqué les rachats de son fonds actions Woodford Equity Income, représentant 3,7 milliards de livres, après qu’une série de mauvaises performances a provoqué une hémorragie d’investisseurs, infligeant un sérieux revers à la réputation du gérant, rapporte le Financial Times. Le gel des remboursements, qui intervient exactement 5 ans après que Neil Woodford a ouvert sa société de gestion éponyme, souligne la précarité grandissante de sa position. Il fait suite à un flux régulier de sorties, qui sont intervenus chaque mois ces deux dernières années. Le fonds a fondu des deux tiers à 3,7 milliards de livres, contre 10,2 milliards en mai 2017. Le gel a été introduit après que le Kent County Council, l’un des soutiens de longue date de Neil Woodford, a demandé le remboursement d’environ 250 millions de livres.
Le fonds d’investissement Newfund a annoncé lundi 3 juinla cession de sa participation dans Beyond Ratings, société indépendante d’évaluation des risques spécialisée dans l’intégration financière de l’analyse ESG, au London Stock Exchange, opérateur de la Bourse de Londres et qui gère la famille d’indices FTSE. Le rachat intervient deux mois après l’obtention par Beyond Ratings de l’agrément de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) pour émettre des notations de crédit pour les États, les collectivités locales ainsi que pour les institutions financières (supranationales et nationales) à mandat public. Newfund avait investi dans Beyond Ratings en 2016. Il était alors le seul investisseur financier au capital de la société.
Instit Invest a assisté à la table ronde « Frais de gestion : la guerre est-elle déclarée ? » au Forum des Investisseurs Institutionnels de l’Agefi le 11 avril dernier. Retours d’expériences.
Les investisseurs institutionnels français ont la possibilité de participer aux célèbres prix des Couronnes récompensant les bonnes pratiques en matière de transparence dans la gestion financière.
Huawei Technologies prévoit de vendre sa division de câbles sous-marins à Hengtong Optic-Electric, selon un document publié par ce dernier sur le site du Shanghai Stock Exchange. Hengtong Optic-Electric va acheter une part de 51% au capital de Huawei Marine Systems. Il paiera en numéraire et en actions. Le prix n’est pas précisé dans le document.
Un an après un texte fondateur du pape sur la finance et l'économie, l'Eglise veut aller plus loin en donnant aux investisseurs et à ses propres diocèses des repères sur les investissements éthiques.
Le Russian Direct Investment Fund (RDIF) a annoncé le 30 mai des investissements dans quatre sociétés russes dont les activités reposent sur l'intelligence artificielle.
La Chine se dit prête à répliquer à la liste noire américaine visant des groupes de technologie étrangers, au premier rang desquels l'équipementier en télécoms chinois Huawei. Pékin a menacé vendredi de publier à son tour une liste d’entreprises, d’organisations et d’individus étrangers «non fiables» et susceptibles de porter atteinte aux intérêts des entreprises chinoises.
Pour sa première année d'existence, l'association des investisseurs institutionnels allemands a réuni près de 130 participants les 20 et 21 mai derniers à Leipzig. Instit Invest a pu assister à ses premières journées.
La Fondation Solar Impulse de Bertrand Piccard veut attirer les investisseurs vers des technologies propres qu’elle labélise. Un fonds d’investissement de 200 millions d’euros devrait aussi voir le jour.
Primonial REIM a annoncé ce 28 maila nomination de Florent Chabrol en qualité de directeur de la relation clients. Il sera directement rattaché à Stéphanie Lacroix, directrice générale de la société de gestion immobilière.Il intégreraégalementlecomité de direction. Cette nomination prendra effet à compter du 3 juin 2019. Jusqu’à présent, Florent Chabrol était rattaché à la direction administrative et comptable de Primonial REIM en tant que directeur du service clients. Il prendra désormais l’entière direction du département, nouvellement nommé «Relation Clients» et composé d’une vingtaine de personnes. «Ce département intervient à toutes les étapes du parcours client au sein de l’entreprise, de l’enregistrement de la souscription aux modifications de comptes, des distributions à la fiscalité, des assemblées générales aux mutations et successions», explique Primonial REIM dans un communiqué. Florent Chabril, 48 ans,démarre sa carrière en 1996 au sein de Téléperformance, en tant que manager d’équipes de centre d’appels spécialisé dans les informations juridiques et financières. En 2002, il rejoint l’IDRAC Paris en qualité de directeur pédagogique des formations initiales et devient, cinq ans après, responsable des relations extérieures et des partenariats de l’Institut Demos. En 2009, il intègre Primonial pour créer et organiser le middle office immobilier collectif du groupe. Il rejoint Primonial REIM dès sa création en 2012. «En lien étroit avec la direction commerciale et la direction marketing et communication, Florent aura pour mission d’accélérer la mise en œuvre de nouveaux processus et services afin d’optimiser le parcours client et de renforcer la relation de proximité», indiqueStéphanie Lacroix.