Le spécialiste du capital investissement NextStage a annoncé jeudi 11 juillet avoir investi dans la société YSEOP, société spécialisée dans l’intelligence artificielle et plus spécifiquement le «natural language generation (NLG). Le but de cet investissement est d’aider la start-up à se développer à l’international. Créée en 2007par Alain Kaeser, YSEOP intervient principalement auprès d’entreprises du CAC 40 et du Fortune 500. Après des investissements dans YSEOP réalisés en 2017 et 2018 via ses véhicules non cotés, NextStage AM a décidé de continuer à soutenir le développement de la société en réinvestissant, via sa plateforme cotée NextStage, un montant de 8,3 millions d’euros. «Les précédents investissements de NextStage AM ont permis à YSEOP de se structurer et d’accélérer le déploiement de sa solution NLG, notamment dans le marché bancaire et des services financiers. YSEOP a connu une véritable accélération de l’utilisation de son outil phare et travaille déjà avec de grands acteurs financiers français et étrangers tels que BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole, ou encore l’agence de notation financière Moody’s», indique Nextstage dans un communiqué. YSEOP s’est également lancé à la conquête du marché de la pharmaceutique et a récemment annoncé à VivaTech un partenariat stratégique mondial avec Sanofi pour déployer l’utilisation de la NLG au sein du groupe avec pour premier but l’automatisation des documents réglementaires nécessaires à la mise sur le marché des nouveaux médicaments. YSEOP ambitionne d’étendre sa solution à d’autres étapes du développement de médicaments. YSEOP compte à présent près de 80 salariés principalement en France, aux Etats-Unis et en Colombie. Déjà initié depuis quelques années le développement sur le marché américain sera accéléré grâce à cette nouvelle levée de fonds. «D’ici à 2022, YSEOP devrait réaliser près de la moitié de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis», précise Nextstage.
Amplegest a recruté Sandra Luis en qualité de commerciale, annonce jeudi la société de gestion. L’intéressée travaillait précédemment chez Société Générale Corporate & Investment Banking (SG CIB) au sein du pôle Adequity, la gamme de produits structurés dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Elle sera rattachée à Jean-François Castellani, directeur du développement pour l’asset management. «Le recrutement de Sandra illustre notre volonté d’accélérer notre développement dans la gestion d’actifs auprès de notre clientèle externe, à savoir les investisseurs institutionnels, les banques privées, les multi-gérants et les conseillers en gestion de patrimoine (CGP), à travers une gamme de fonds concentrée aux expertises bien identifiées », commente Jean-François Castellani. Ce recrutement intervient alors qu’Amplegest a enregistré «un très bon premier semestre», selon son président, Arnaud de Langautier. Son fonds phare, Amplegest Pricing Power, a vu son encours progresser de 65 millions d’euros. Cela a permis au fonds d’atteindre 252 millions d’euros d’encours à fin juin 2019, contre 150 millions d’euros à fin 2018. Dans le même temps, les fonds Amplegest MidCaps et Amplegest PME «n’ont pas subi de forte décollecte comme la plupart des fonds Small Caps mais ont maintenu leurs encours à hauteur de 183 millions d’euros pour les deux fonds», indique un communiqué. Enfin, au 30 juin 2019, le fonds Amplegest Long Short affichait, pour sa part, 62 millions d’euros d’actifs sous gestion. Au 30 juin 2019, Amplegest affichait 689 millions d’euros d’encours en gestion d’actifs. Arnaud de Langautier confirme l’objectif d’atteindre 1 milliard d’euros d’encours pour les seuls fonds Amplegest en 2020.
Mediolanum est prêt à participer à une opération de fusion dans le domaine de la gestion d’actifs. «Quand se présentera la possibilité d’acquérir un réseau de conseillers financiers en Italie, nous nous assiérons à la table et nous l’étudierons», a déclaré Massimo Doris, le patron de la banque italienne dans une interview à Il Sole – 24 Ore. La croissance organique reste toutefois la priorité. Concernant l’affaire H2O, le dirigeant assure que Mediolanum a une exposition limitée. «Sur 70 milliards d’euros que nous avons sous gestion, nous parlons de 240-250 millions, la majeure partie contenue dans des fonds de fonds détenus par la société de gestion irlandaise que nous avons cédés immédiatement en deux fois. A l’heure actuelle, il reste environ 30 millions d’euros présents dans nos contrats MyLife et MyStyle, ainsi qu’une petite partie d’investissements directs dans le dossier titres qui implique toutefois seulement une cinquantaine de clients. Au total, environ 1.700 clients sont impactés, avec des expositions résiduelles, sur les 1.250.000 que nous avons», détaille-t-il. Concernant la réforme du PIR, Massimo Doris pense que les nouvelles règles sont valides mais «impossibles à appliquer».
Hiro Mizuno, executive managing director et directeur des investissements du GPIF Japan, était un des invités du Paris Europlace International Financial Forum.
La Banque Européenne d'Investissement apporte les 60 premiers millions d'euros. Avec Amundi, elle souhaite lever un milliard d'euros dans les trois ans.
La restructuration annoncée dimanche par le géant bancaire Deutsche Bank aura des retombées peu claires pour la filiale en Suisse. Le groupe va supprimer au total 18.000 postes, mais surtout dans sa banque d’affaires. Dans la gestion de fortune, spécialité de Deutsche Bank (Suisse), la tendance est plutôt au recrutement, malgré une année 2018 en demi-teinte, rapporte L’Agefi suisse. Contacté par l’agence AWP, un porte-parole de Deutsche Bank (Suisse) a indiqué qu’il était encore trop tôt pour donner des détails sur les retombées des mesures de restructuration pour la filiale helvétique. Dans une interview à Reuters, Fabrizio Campelli, responsable de la gestion de fortune à l'échelle du groupe et président de Deutsche Bank (Suisse), annonçait fin juin sa volonté d’engager 300 conseillers d’ici 2021. Basée à Genève, la filiale helvétique du groupe allemand comptait 522 employés (493,1 équivalents plein temps) à fin 2018, un effectif stable en comparaison annuelle. Au terme de l’exercice écoulé, Deutsche Bank (Suisse) affichait des actifssous gestion de 24,9 milliards de francs, selon les indications contenues dans le rapport annuel. Les actifs ont plongé de quelque 15% sur un an, en raison notamment d’une collecte négative. Les sortiesnettes ont atteint 2,9 milliards l’année dernière. La banque a enregistré des reflux imputables à des «facteurs conjoncturels et géopolitiques», principalement sur les marchés émergents. Le mini-krach boursier survenu au dernier trimestre a également pesé sur les volumes. L’effet lié au marché et à l'évolution des devises a soustrait 1,4 milliard de francs à la masse sous gestion. La filiale helvétique de Deutsche Bank a bouclé l’exercice écoulé sur un bénéfice net de 4,2 millions de francs, pratiquement divisé par cinq par rapport au précédent (19,5 millions). «Il reste encore du travail à accomplir pour que la banque atteigne le niveau de rentabilité attendu», affirment dans le rapport annuelle président Fabrizio Campelli et le directeur général Claudio de Sanctis.
Le Fonds de Garantie (FGAO et FGTI) prépare des appels d'offres sur plusieurs années. Il compte orienter sa gestion vers des mandats et fonds dédiés. L'ISR fera son entrée. Et l'allocation d'actifs est appelée à s'élargir.
Le Parlement a définitivement adopté jeudi, par un ultime vote à main levée du Sénat, la possibilité de résilier les complémentaires santé «sans frais et à tout moment», après un an de contrat. Les nouvelles règles entreront en vigueur au plus tard au 1er décembre 2020. Actuellement, les contrats ou garanties souscrits ne sont résiliables qu’autour de leur date anniversaire. La nouvelle mesure de résiliation, portée par une proposition de loi LREM, intervient après une demande du chef de l’Etat, lors d’une réunion fin 2018 avec les complémentaires, de gestes en faveur du pouvoir d’achat des Français, en pleine crise des Gilets jaunes.
L'Agence France Trésor, en charge de la dette de l'Etat, s'attend à une baisse prochaine de la dette par rapport au PIB grâce aux excellentes conditions de financement sur les marchés. Le taux moyen d'émission des OAT a été de 0,53% en 2018. Ce qui n'a pas découragé les investisseurs, notamment étrangers.