DIVERGENCE. Elle est le premier pays du G7 à rejoindre le projet porté par la Chine de nouvelle route de la soie (Belt and Road Initiative). L’Italie, dirigée par la coalition d’extrême-droite et anti-système de la Ligue et du Mouvement Cinq Etoiles, cherche des relais de croissance et de nouvelles sources de financement pour ses infrastructures. Elle tourne son regard vers l’est dans son intérêt, a affirmé Luigi di Maio, le vice-Premier ministre italien. « C’est une réponse à l’inertie de l’Europe face aux enjeux structurels et de croissance de ses membres », souligne Véronique Riches-Florès, économiste chez RF Research, à l’instar d’autres pays d’Europe de l’Est mais aussi de la Grèce et du Portugal, qui ont déjà signé des accords avec la Chine. L’Italie a signé une trentaine de contrats pour 2,5 milliards d’euros, dont dix avec des entreprises privées, le secteur stratégique des télécoms étant exclu. L’Italie sera le premier pays du G7 à émettre des panda bonds (obligations émises par une entité étrangère en yuan sur le marché onshore). Il le fera au travers de la banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP) pour 5 milliards de renminbi (660 millions d’euros). Cette opération sera lancée dans les prochaines semaines.